RDC : Promesse Matofali demande à la population de faire pression sur les députés face aux massacres de l’Est
Le député provincial honoraire, Promesse Matofali Yonama, invite la population à exercer une pression sur les députés nationaux afin qu’ils pressent à leur tour le gouvernement pour mettre fin aux massacres. Il a lancé l’invitation dans une vidéo parvenue à Radio Moto Butembo-Beni ce jeudi 11 juin 2026. Il propose à la population plusieurs stratégies dans ce sens.
Dans ses premières phrases, l’ancien député déplore la persistance des massacres des civils dans la région et adresse sa compassion à toutes les victimes. Pour lui, ce sont les élus de la région qui ont échoué. Alors qu’ils mettent tant d’énergie pour d’autres matières, ces députés nationaux ne semblent pas mieux faire pour que cessent les massacres, s’est désolé Promesse Matofali.
“Vous avez vu les efforts qu’ils ont fournis jusqu’à se bagarrer afin de destituer leur président Vital Kamere ? Ils ont sorti toutes leurs forces et pourquoi, ne mettent-ils pas la même force quand il faut parler de la guerre, des massacres, de l’insécurité. C’est-à-dire que sans pression populaire, ces gens ne feront rien de mieux », a-t-il déclaré.
Il pense qu’il faut donc accentuer la pression sur ces élus car la solution ne viendra d’ailleurs que du gouvernement central. Et il propose certaines attitudes que la population peut adopter.
“Envoyez-leur des messages, appelez-les au téléphone, organisons des sit-in chez tel ou tel autre député, à 100 et ou plus de 100. Restons une semaine et exigeons notre départ par l’implication sérieuse et une solution durable aux tueries. Vous allez voir, ces députés vont agir. Sinon ils resteront silencieux, rien ne sera fait et on continuera à perdre nos frères et nos sœurs », a-t-il exigé.
Depuis deux semaines, les hommes que le gouvernement congolais identifie comme ceux de l’ADF ont multiplié des attaques sur la ville de Beni et d’autres villages du territoire de Beni. Récemment, la société civile a déploré que ces massacres se produisent alors que la population alerte toujours d’avance.
Stanley Muhindo