Butembo : retour sur des dégâts commis par des étudiants de l’IBTP

Des dégâts humains et matériels ont été enregistrés au passage des présumés étudiants de l’Institut des bâtiments et travaux publics (IBTP) de Butembo, dans les quartiers Mutiri, de L’Évêché puis sur avenue Biondi au centre-ville. Le drame remonte au mardi 17 septembre 2024. La société civile interpelle la sous-conférence des chefs d’établissements de l’ESU sur le comportement des étudiants.

À l’ISAM-Lubero à son site de Muturi, les personnes incriminées ont cassé des vitres et brutalisé les apprenants. Dans son site installé au quartier de l’Évêché et à l’institut Malkia Wa Mbingu, ces présumés ont blessé plusieurs personnes. Plus de 5 d’entre elles sont internées au centre hospitalier Wanamahika pour des soins appropriés.

Chez les sourds-muets, non loin des Facultés Africaines Bakita (FAB), les dégâts sont pareils.

« Nous avons connu la présence des étudiants de l’IBTP qui sont venus casser les vitres de nos auditoires, alors que nous étions en pleine activité. Même les enfants de l’école primaire d’application étaient déjà là en train de suivre quelques enseignements. Ils ont brisé les vitres de notre bâtiment qui vient d’être nouvellement inauguré… », s’est indigné l’un des responsables des établissements scolaires visés par ce sabotage.

Sur avenue Mikundi, au centre-ville, un véhicule du DG de l’IBTP venait d’être aussi calciné aux côtés d’autres dégâts. Ce mercredi, la Représentation des étudiants du Congo refuse de commenter cette question, promettant de revenir vers la presse.

Au niveau de la coordination urbaine de la société civile, le président Mathe Saanane invite la sous-conférence des chefs d’établissements de l’ESU à prendre en main la question aux cotés des étudiants.

« C’est vraiment regrettable. Nous sommes émus de compassion pour les victimes qui ont été blessées. Parmi celles-ci, les élèves, les administratifs de l’IBTP, de Malkia wa Mbingu. Nous condamnons fortement ces agissements de la part de ces jeunes gens, qui se sont transformés en milices. La sous-conférence des établissements de l’ESU doit s’assumer pour résoudre de questions pareilles », a-t-il déclaré.

Ce mercredi, les écoles de Mutiri, de l’Évêché, Mutsanga, Kisingiri et Ngothe ont refoulé leurs apprenants, craignant de nouveaux dégâts de la part des étudiants. Sur le site de l’IBTP à Saba, un bon nombre de militaires et policiers montaient la garde pour assurer la sécurité.

Dany Mweusi

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