Butembo : ‘‘Le cauchemar peut être un signe d’alerte sur un problème non résolu ou mal géré’’ (Psychologue Kakirania Erasme)
L’humanité célèbre, chaque 25 septembre, la journée internationale du rêve. Il s’agit d’une journée qui vise à reconnaitre et à valoriser le rôle des rêves dans la vie quotidienne de l’humain et de son développement personnel. A cette occasion, RADIOMOTO.NET a voulu aborder les rêves sous l’angle de cauchemar avec le psychologue clinicien Kakirania Erasme, qui démontre que cela peut provenir d’un « problème non résolu ou mal géré ».
Selon ce psychologue, on ne peut pas ne pas rêver. Et, poursuit-il, les rêves terrifiants ou cauchemars sont toujours une reviviscence des situations vécues ou problèmes mal résolus.
« Les cauchemars viennent des conflits ultra-psychiques. C’est-à-dire, vous avez des problèmes que vous avez expérimentés. Ils peuvent venir sous forme des rêves traumatiques qu’on appelle alors cauchemar. Le cauchemar peut aussi être un signe d’alerte sur un problème non résolu ou qui a été mal géré. Dans ce sens, le cauchemar alerte sur la façon dont on peut travailler sur ce problème que vous avez vécu, que vous avez expérimenté et qui peut venir sous forme des rêves », a-t-il expliqué.
Pour le spécialiste, malgré la peur que le rêve peut provoquer, le cauchemar ne doit pas faire un sujet d’interprétation. Car, prévient-il, cela peut jouer négativement sur la santé mentale du sujet.
« Avoir des cauchemars, c’est normal, parce que c’est lié aux problèmes ultra-psychiques. Lorsque vous cherchez, coûte que coûte, à les comprendre, ses effets peuvent s’aggraver sur votre santé mentale. En fait, quand vous avez un cauchemar, vous pouvez faire une association, par exemple des rêves des gens qui sont morts. Est-ce que vous n’avez pas entendu parler de quelqu’un qui est mort le dernier mois ?, vous n’avez pas des gens qui sont en train d’être enterrés ?, vous n’avez pas écouté parler des massacres quelque part ? », a-t-il questionné.
Il précise, en outre, que personne ne peut éviter de rêver, car le rêve accompagne automatiquement le sommeil. Il signale que la journée mondiale du rêve a plusieurs objectifs clés. C’est notamment la sensibilisation pour augmenter la conscience publique sur l’importance des rêves pour la santé mentale, la promotion d’une culture où parler des rêves et de leurs impacts sur la vie humaine n’est plus un tabou, ainsi que encourager l’étude des rêves dans les cadres académiques pour mieux comprendre leurs mécanismes et leurs effets sur le bien-être de la personne humaine.
Stanley Muhindo