Nyiragongo : 6 présumés voleurs tués en l’espace de 2 semaines à Ngangi III
Six présumés voleurs à main armée ont été tués par les habitants du village Ngangi 3, situé dans le groupement Munigi en chefferie des Bakumu, en l’espace de deux semaines. La récente justice populaire dans cette partie du territoire de Nyiragongo a coûté la vie à quatre jeunes munis de deux armes AK-47, le matin de ce vendredi 7 février 2025.
C’était vers 04 heures qu’ils ont été appréhendés, après avoir inquiété toute la nuit les habitants de ce village, qui se trouve non loin de la ville de Goma.
Selon les sources de RADIOMOTO.NET, une foule composée essentiellement de jeunes en colère a lynché ces présumés bandits puis brûlé leurs corps non loin de l’espace Roxi sans aucune mesure de secours, car plusieurs entités de base de la ville de Goma et du territoire de Nyiragongo n’ont pas, jusque-là, de représentants.
Les restes de leurs corps ont été retirés de la cendre pour être enterrés par les volontaires de la Croix-Rouge, a-t-on appris d’un habitant rencontré sur place.
“Il y a des présumés voleurs qui ont été tués à cause de leurs actes. C’est parce que les gens sont fatigués. Ils cambriolent nos maisons, ils tuent les nôtres la nuit. C’est pourquoi les jeunes ont pris la mesure de veiller la nuit. Ce qui est une forme de vigilance pour protéger leur société”, a-t-il affirmé.
Le pire prend l’ascendance en ville de Goma et dans le territoire de Nyiragongo avec l’avènement du mouvement de l’AFC/M23 dans ces grandes zones de la province du Nord-Kivu. Aux côtés du lourd bilan donné par l’ONU, qui dénombre plus de 3000 personnes décédées et plusieurs autres blessées, d’autres victimes s’ajoutent soit par justice populaire, assassinats ciblés et/ou par non-obéissance aux ordres de la coalition AFC/M23-RDF, accusée d’intimidation à l’endroit des civils, privés aujourd’hui de leur droit à la liberté d’expression et de mouvement, et soumis à une vie de peur.
La Rédaction