Butembo : Me Maguy Panza fustige l’irresponsabilité de certains parents “qui incitent leurs enfants à la mendicité” 

Des parents doivent prendre leurs responsabilités en mains au lieu d’utiliser leurs enfants dans la mendicité. Ce massage a été lancé par maitre Maguy Panza, chargée de vulgarisation au sein de l’organisation Femmes juristes pour la protection de la femme et de l’enfant (FJDF). RADIOMOTO.NET l’a abordée à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’esclavage des enfants, célébrée le 16 avril. 

Pour Maitre Maguy Panza, l’esclavage des enfants, c’est l’exploitation de ceux-ci sous diverses formes. Elle cite de lourds travaux dangereux, l’exploitation sexuelle et économique, l’utilisation des enfants dans les groupes armés. À cela, la même source joint l’utilisation des enfants dans la mendicité, devenue très fréquente au centre-ville de Butembo. Elle condamne cette pratique qu’elle juge de dangereuse pour les enfants.

On voit les enfants être eux-mêmes utilisés dans la mendicité. C’est une réalité ici chez nous. Et ce sont ces enfants qui sillonnent les bars, qui sillonnent les buvettes ou d’autres lieux publics à quémandant. Ça, c’est exposer les enfants. Et vous verrez, ces enfants sont utilisés par de grandes personnes. Au moins, nombreux ne le font pas d’eux-mêmes. Ce sont des enfants qui sont utilisés, puisque profitant de leur situation de vulnérabilité. Et c’est très dangereux pour les enfants. Il y a des enfants qui commettent des accidents”, a-t-elle regretté. 

La même source insiste sur le fait que tout enfant mérite une grande protection, et celle-ci commence en famille. Maguy Panza invite, à cet effet, les parents à prendre leurs responsabilités en mains pour l’avenir de leurs enfants.

“Et donc, les parents ont une grande responsabilité sur les enfants. Quelles que soient les circonstances, l’enfant doit être protégé en famille. Et je venais de le dire, ce que nous faisons pour les enfants, nous devons le faire en tenant compte de l’intérêt supérieur. Quel est l’intérêt supérieur de l’enfant ? D’abord, son éducation. Et l’éducation en famille, mais aussi la scolarisation de ces enfants-là”, a-t-elle conscientisé. 

Ce défenseur des droits des enfants appelle l’État congolais à toujours mettre en application l’article 162, qui punit les instigateurs de l’esclavage des enfants. Cet article les condamne de 10 à 20 ans de servitude pénale et aux payements des amendes.

Rosette Kamukehere

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *