Lubero : la société civile mise sur une collaboration civilo-militaire pour le retour de la paix

La société civile du territoire de Lubero pense que le mariage civilo-militaire est toujours possible dans cette partie de la province du Nord-Kivu. Son président estime également que cela passe par l’enrôlement massif de jeunes dans l’armée congolaise. Muhindo Tafuteni s’est exprimé ainsi, le mardi 27 mai 2025, à Lubero-Centre. 

C’était au sortir d’un atelier de sensibilisation sur le mariage civilo-militaire en territoire de Lubero. La séance était organisée par le consortium “Usalama wa Kivu”. Au sortir de la salle, le président de la société civile a indiqué qu’il y a déjà des avancées dans ce cadre de mariage entre la population et l’armée. Ce sont plutôt les comportements des uns et des autres qui impactent cette collaboration, a-t-il dit.

Notre population n’a pas trop de difficultés pour ce qui est de la compréhension du projet, puisque si vous écoutez de près, partout où vous allez passer, notre population dit « notre armée ». Ça veut dire que ce n’est pas très difficile de faire comprendre à la population, mais ce n’est pas seulement un appel ou un message, c’est aussi un comportement. S’il y a un changement de comportement de part et d’autre du côté de la population, du côté des militaires, le mariage civilo-militaire n’est pas difficile, même s’il y a eu des dérapages à un certain moment”, a-t-il déclaré. 

Il croit au même moment que ce mariage doit produire des fruits. C’est comme l’enrôlement de jeunes afin d’augmenter les effectifs de l’armée et la rajeunir. 

Je souhaite à la population de continuer à aimer son armée, d’appuyer son armée à travers les alertes précoces du domaine sécuritaire, mais aussi de voir comment sensibiliser la jeunesse ou d’autres personnes. Rejoindre l’armée, comme venait de le dire le formateur. Notre armée a un problème d’effectifs. Il faudrait qu’on renforce les effectifs ou même de rechercher à rajeunir cette armée à travers l’acceptation de l’appel que le gouvernement est en train de donner pour que tous les jeunes adhèrent au sein des forces armées à travers une formation qui est déjà organisée au niveau de Nyaleke”, a-t-il conscientisé. 

Il convient de noter que cette activité entre dans le cadre du lancement du projet « Ma pierre au renforcement du mariage civilo-militaire pour stopper le terrorisme ADF, l’insécurité au Nord-Kivu, en Ituri et dans la province de Tshopo”.

Les participants étaient essentiellement les autorités militaires du territoire de Lubero, les structures de la société civile, les associations féminines et les membres de groupes de pression. 

 Elisha Bigaba et Stanley Muhindo

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