Butembo : le Comité d’élèves et le Parlement d’enfants demandent de garanties sécuritaires pour la bonne passation de l’Exetat 

Katembo Ngunza Joël, président du Parlement d'enfants à Butembo-Lubero. Ph. Esther Vwiravwahali

La coordination des comités d’élèves du Grand-Nord et le Parlement d’enfants Butembo-Lubero demandent aux autorités politico-administratives et éducatives de prendre des  dispositions pour protéger les élèves finalistes et les centres de passation des épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’État, édition 2025. La demande est contenue dans une lettre  que les deux structures ont signée conjointement, le vendredi 25 juillet. 

Dans ce document, les représentations d’élèves et des enfants  disent être animé par le souci profond de la protection des élèves finalistes qui sont parfois déstabilisés par les personnes mal intentionnées. Ces dernières torturent ou les menacent les finalistes pendant la passation de cette épreuve certificative. Joëlle Ngunza du PARDE est revenu sur le contenu de la déclaration.

“Les jours de passation des examens d’État, nous avons souvent observé certaines personnes mal intentionnées, en grande partie des étudiants, qui s’en prennent aux élèves, allant jusqu’à les torturer, surtout lors des derniers jours des épreuves. Ces pratiques portent atteinte aux droits des élèves et les déstabilisent psychologiquement. C’est pourquoi nous avons saisi les autorités compétentes pour demander la mise en place d’un dispositif de sécurité. Ainsi, nous avons déployé les forces de sécurité autour des centres de passation des examens d’État”, a-t-il déclaré. 

Les structures interpellent aussi les personnes qui trempent dans les pratiques  d’intimidation, menace ou torture à l’endroit des élèves finalistes. Elles rappellent que ces actes sont punissables par la loi congolaise.

“C’est aussi une occasion pour nous de lancer un appel à toutes les personnes qui pourraient avoir de mauvaises intentions, en particulier les étudiants, de cesser ces pratiques. Elles sont non seulement illégales, mais aussi punissables par la loi. Il faut reconnaître que toute personne qui cause des blessures à autrui doit être condamnée. C’est pourquoi ils doivent absolument s’abstenir de tels actes. Qu’ils se souviennent que nous sommes leurs futurs collègues, qu’ils doivent nous traiter avec amour et respect. Nous sommes leurs petits frères, et ils ne doivent pas se livrer à de telles pratiques”, a-t-il exhorté. 

C’est le lundi 28 juillet 2025 que la session ordinaire de l’Examen d’Etat 2025 débute sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. En province éducationnelle Nord-Kivu 2, les autorités éducationnelles rassurent que tout est fait près pour le bon déroulement de cet examen.

Joëlle Mwengevalwahi

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