Butembo : la mairie appelée à résilier son contrat d’assainissement avec le “Service Kalamu”
Le maire de ville de Butembo doit résilier son contrat d’assainissement avec l’entreprise dénommée “Service Kalamu”, vu son incompétence notoire à veiller sur la propreté de la région. Il s’agit de l’une des recommandations contenues dans la déclaration du Centre international de formation en droits humains et développement durable (CIFDH), coordination provinciale du Nord-Kivu.
Dans ce document rendu public ce samedi 16 août 2025, le CIFDH alerte sur l’insalubrité croissante marquée par la présence des déchets de tout genre dans différentes artères de la ville. Cela, poursuit cette correspondance, constitue un danger sanitaire pour toute la population de la ville de Butembo en général et ceux qui travaille tout autour de ces immondices, à particulier.
Parmi les recommandations formulées pour ce défi, figure l’annulation du contrat de la mairie avec le service Kalamu et de prendre en main la question de la propreté de la ville.
« À la mairie de Butembo, de résilier les contrats avec l’entreprise Kalamu pour incompétence notoire. Autre chose, de lancer un appel à d’autres partenaires techniques capables d’assumer ou d’assurer efficacement la salubrité urbaine. Dans ce sens, de reprendre, à défaut, cette prérogative légale en matière d’hygiène publique. D’élaborer d’urgence un plan de réhabilitation des principales rues et avenues de la ville. Aux acteurs communautaires et aux organisations de la société civile : de renforcer les campagnes de sensibilisation à la propreté et à la gestion des déchets, d’initier des actions citoyennes pour l’écurage des caniveaux et l’entretien des ruelles. À la population : d’éviter les dépôts anarchiques de déchets et de participer activement aux actions communautaires dites « Salongo » », a insisté Kakule Musayi Jean-Baptiste, coordonnateur provincial du CIFDH.
C’est depuis plusieurs mois que des structures et organisations ne cessent de dénoncer l’insalubrité en ville de Butembo. Jusqu’à ce jour, l’autorité urbaine n’a pas encore trouvé une solution durable.
Rosette Kamukehere