Butembo – JM de la santé mentale : “Non aux chaines, oui aux soins médicaux” (CEPIMA) 

« Non aux chaines, oui aux soins médicaux ». C’est le message à retenir de la célébration de la journée internationale de la santé mentale au centre neuropsychiatrique CEPIMA santé mentale Ukandilama, ce vendredi 10 octobre 2025. À l’occasion, cette structure a organisé plusieurs activités. 

C’est d’abord un culte d’action de grâce à la paroisse CEBCA Kasongomi sur avenue Rutshuru. Dans sa prédication, révérend pasteur Mukemba Freddy a parlé de la foi qui est une grande source de guérison. Vers la fin du culte, le psychologue Kambale Kisuki a exposé sur la promotion de la santé mentale pour une paix durable en RDC. Il a expliqué les signes de la bonne santé mentale.

Quand vous-même, vous êtes capable de surmonter les difficultés que vous traversez, nous disons que vous avez de l’adaptabilité. Il y a aussi l’intégrité, c’est-à-dire que vous pouvez vous intégrer facilement parmi les autres. Il y a aussi la sociabilité. Ceci fait référence au fait qu’une personne qui a une bonne santé mentale est capable d’avoir de très bonnes relations sociales”, a-t-il précisé. 

Ensuite, différentes allocutions ont été prononcées. Kilembwe Jean-Marie, président des patients du CEPIMA Santé Mentale “Ukandilama” a dénoncé une marginalisation sociale des malades mentaux dans la communauté. Il rappelle l’importance de les orienter dans les structures traitant les maladies mentales.

Depuis longtemps, les malades mentaux ont toujours été victimes de la marginalisation sociale. Rappelons-nous cette triste histoire relative au traitement des victimes des troubles mentaux. Dans l’ancien temps, où l’on voyait ce type de malades ? Et si on devenait un peu tolérants envers eux, on les enchaînait, comme des criminels. Ainsi, aujourd’hui, nous redisons : non aux chaînes. Oui aux soins médicaux. Non à la marginalisation sociale. Oui à la réintégration et à la réinsertion sociale. Non à la stigmatisation. Oui à la dignité du malade mental comme personne méritant les mêmes égards, au même titre que toutes les autres personnes”, a-t-il fait savoir. 

Le coordonnateur du CEPIMA a félicité la structure pour le travail qu’elle rend. Il a néanmoins révélé que l’insécurité et la crise économique sont à la base de l’insolvabilité de plusieurs malades. Cette situation bloque la bonne évolution du CEPIMA, a-t-il indiqué. C’était aussi l’occasion pour lui d’appeler les autorités compétentes à s’investir dans la recherche de la paix durable. 

Après le culte, le personnel soignant, les patients, leurs gardes, mais aussi d’autres partenaires du CEPIMA ont, sous le rythme de la fanfare, marché dans différentes rues du centre-ville de Butembo pour la clôturer les activités du jour au centre.

Esther Vwiravwahali

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