JM de la santé mentale : le CAP/Salama de Musimba plaide pour une assistance afin d’étendre sa capacité d’accueil 

Le Centre médical neuropsychiatrique CAP/Salama de Musimba a célébré la Journée mondiale de la santé mentale de façon particulière ce vendredi 10 octobre 2025. Cependant, les responsables de la structure lancent un appel aux bonnes volontés afin d’obtenir de l’aide et d’augmenter la capacité d’accueil des patients.

Ici, les activités ont commencé par un défilé parti de la paroisse de Musimba jusqu’au site de CAP Salama. C’est en ce lieu que les malades, les gardes malades et autres chrétiens ont participé à une célébration eucharistique. Messe présidée par l’abbé Jean-Emmanuel Masimengo. À l’entame de son homélie, il a d’abord remercié tous les prestataires des soins qui interviennent dans le secteur de la santé mentale. Le célébrant a prêché que cette journée mondiale concerne tout le monde.

« Je remercie grandement les professionnels de la santé qui s’occupent des personnes ayant des problèmes mentaux. Certaines personnes pensent que ces problèmes ne concernent qu’une certaine catégorie. Non, ce n’est pas le cas. En réalité, chaque personne a un certain degré de santé mentale dans son intelligence. C’est pourquoi nous devons tous prendre soin de notre santé mentale, chacun au sein de la communauté », a-t-il remercié. 

Pour le psychologue Tamos Kambale Jérôme, neuropsychiatre à CAP Salama, depuis janvier 2025 au 9 octobre de cette année, CAP Salama de Musimba a reçu plus de 750 malades. Actuellement, 144 sont aux lits de malade. Il a ajouté que la capacité d’accueil est devenue insuffisante.

« Pour l’instant, nous avons reçu 780 malades, parmi lesquels un effectif très croissant venant des milieux insécurisés, notamment des régions où l’on faisait beaucoup d’agriculture. Alors, avec cet effectif en forte hausse, nous encadrons actuellement 144 malades. Nous commençons même à les faire dormir à deux par lit, ce qui est contraire aux normes, mais nous y sommes obligés à cause de l’exiguïté de l’espace physique disponible. Nous prions pour pouvoir accéder à une meilleure concession, afin d’y regrouper nos différentes activités et mieux répondre à la capacité d’accueil. Mais aussi, il faut que le gouvernement nous vienne en aide, parce qu’au regard de la situation que nous traversons, si rien n’est fait, nous risquons de nous retrouver tous dans la rue. Nos malades eux-mêmes sont incapables de s’acquitter de leurs factures à cause des difficultés économiques qu’ils ont connues », a-t-il plaidé. 

Il convient de noter en outre que les activités de la journée ont été clôturées par les chants de louange et d’adoration.

Ngunza Mapasa

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