Lubero : le Centre de santé de Kasando alerte sur la multiplicité des cas des IST
Le Centre de santé de Kasando, en commune de Kirumba, fait face à une recrudescence inquiétante des Infections sexuellement transmissibles (IST). Depuis mars 2025, la structure enregistre une moyenne de 30 cas par mois, avec un pic de 40 patients atteint d’IST pour le seul mois de septembre. Les jeunes de 15 à 30 ans sont la tranche d’âge la plus touchée. Face à cette situation, l’infirmier titulaire exhorte la population locale à consulter sans crainte afin d’éviter les graves conséquences de ces infections.
Parmi les causes de cette situation, dit l’infirmier Muhindo Muyisa Jean-Baptiste de ce centre de santé, il y a des mouvements de population parmi lesquels des femmes qui ne respectent presque plus les conditions d’hygiène.
“Donc, les femmes ne font plus l’hygiène comme d’habitude. Ça, ça veut dire que les infections se multiplient surtout chez les femmes. Et aussi, l’autre chose, c’est la sexualité qui est à un niveau élevé, notamment entre l’âge de 15 à 30 ans”, a-t-il démontré.
La prise en charge médicale n’est pas facile et les défis sont nombreux. Les antibiotiques dont on se sert pour combattre ces IST sont très chers sur le marché. Et aussi, des personnes qui en souffrent arrivent en retard après s’être tournées vers l’automédication.
À tous ceux qui hésitent à se rendre aux soins, l’infirmier Muyisa prodigue ces conseils : “Normalement, celui qui se trouve en voie des IST doit d’abord consulter la structure sanitaire pour qu’il fasse les examens. Lorsqu’il se fait soigner à la maison, on donne comme conseil, lorsque vous êtes malade d’IST, il faut vous orienter à la structure sanitaire pour se faire soigner convenablement. Lorsque vous vous sentez malade, il faut toujours aller consulter le service sanitaire”.
Les conséquences sont nombreuses si on ne se fait pas soigner en temps. Il y a par exemple la stérilité, des résistances aux microbes suite à l’automédication pharmaceutique, la grossesse peut être extra-utérine, des cancers du col de l’utérus, mais aussi les infections peuvent permettre la facilité d’entrée du VIH/Sida.
Jean-Marie Mitavo