Butembo : FEPSI alerte sur la flambée des cas du cancer du col de l’utérus et des seins 

(Illustration). Centre Hospitalier FEPSI à Butembo. Ph. Esther Vwiravwahali

Le Centre hospitalier (CH) FEPSI fait état de la flambée des cas du cancer du col de l’utérus et des seins en ville de Butembo. La structure lance ainsi une campagne de dépistage. Il s’agit d’une mesure urgente qui vise à stopper la progression de cette pathologie grave, indiquent ses responsables. 

Pour le docteur Noëlla Malinga, médecin traitant à cette structure sanitaire, un cas pour chaque cancer est identifié chaque mois chez FEPSI. Le cancer du col de l’Utérus et du sein attaque souvent les femmes dont l’âge est compris entre 25 et 65 ans. Ainsi, pour prendre en charge toutes patientes, le centre organise cette campagne de dépistage en deux phases, notamment 4 jours la semaine en cours à dater de ce mercredi et deux autres jours la semaine prochaine.

“Souvent, nous recevons des mamans qui nous viennent avec le cancer à un stade avancé. Alors que si elles arrivaient en temps, on pourrait dépister les lésions précancéreuses et on pourrait arrêter la progression vers le cancer. C’est ce qui nous a motivés en voyant nos mamans qui nous viennent en retard, parce qu’elles n’avaient pas été sensibilisées par rapport au dépistage. Ça va prendre quatre jours. On va commencer aujourd’hui, mercredi, jusqu’à samedi. Ça, c’est la première phase. Et la deuxième phase, ça sera du jeudi jusqu’au vendredi”, a-t-il fait savoir. 

Plusieurs facteurs, notamment l’avancement de l’âge et l’infidélité, sont à la base de cette maladie. Étant donné qu’elle ne présente pas des signes visibles à l’œil nu, la docteure Noëlla Malinga appelle les habitants de Butembo et ses environs à se mobiliser pour prendre part ce projet gratuit.

“Il y a l’âge. C’est un facteur de risque qui ne dépend pas de la femme. Il y a la notion d’avoir des partenaires sexuels multiples. Il y a aussi la notion des relations sexuelles précoces. Il y a le bas niveau socio-économique. Il y a aussi les non-dépistages. Il n’y a pas de signe qui pousse quelqu’un à venir se dépister. C’est toute femme qui est âgée entre 25 et 65 ans, sans encaisser. C’est à partir du dépistage qu’on peut voir les lésions précancéreuses.

Pour la docteure Noëlla Malinga, les femmes enceintes sont exemptées de la campagne, mais celles allaitantes sont concernées.

Esther Vwiravwahali 

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