Nord-Kivu : l’OVDA insiste sur l’amélioration des prestations des attributaires des routes rurales à Beni et Lubero
À Beni, l’Office des voies de desserte agricole (OVDA) a réuni, ce vendredi 21 novembre 2025, les attributaires chargés de l’entretien des routes rurales de Beni et Lubero. Une rencontre convoquée après un constat inquiétant sur la dégradation du réseau routier dans les deux entités. De nouvelles instructions ont été données à une cinquantaine d’attributaires afin d’améliorer leurs prestations.
Selon les rapports des chefs de brigades de l’OVDA, 60 % des routes à Lubero et 55 % à Beni sont en mauvais état. Les usagers se plaignent, certains attributaires perçoivent des péages sans entretenir les axes, et le nombre de cantonniers demeure insuffisant.
Face à cette situation, le directeur provincial de l’OVDA, Bertrand Kakule Ngwali, a interpellé les prestataires, rappelant leur mission fondamentale : désenclaver les zones rurales et garantir des routes praticables en toute saison.
“C’est notre préoccupation. Nous voulons contribuer à l’amélioration des conditions de vie, à l’amélioration des conditions socio-économiques du monde rural. Nous voulons aussi contribuer à la fluidité des opérations militaires. Vous savez que ça, c’est une particularité au Nord-Kivu. Il n’y a pas que l’évacuation des produits agricoles, il y a aussi les opérations militaires, parce que là où se passe la guerre, il faut que les routes soient bien praticables pour que les interventions soient rapides », a-t-il démontré.
De leur côté, les attributaires reconnaissent des faiblesses, notamment en période de fortes pluies, et promettent d’améliorer leurs prestations sur le terrain. Kambale Kamavu Deo, attributaire sur l’axe Vuhira-Mavono-Vulambo a pris la parole au nom de ses collègues.
« Ce que j’ai tiré comme leçon, c’est d’être en collaboration avec les usagers et les riverains. Il nous a dit qu’il y a quelques tronçons qui sont impraticables, par rapport à la gestion de certains attributaires. Il nous a tiré les oreilles, en disant que si quelqu’un perçoit l’argent au niveau du poste de péage de route, que cet argent puisse servir pour améliorer la route et aussi payer les agents, comme les cantonniers. C’est vraiment une obligation. Nous devons suivre la direction de la hiérarchie », a-t-il reconnu.
La réunion s’est achevée par une série de recommandations et de réformes exigées par la direction générale, parmi lesquelles : l’analyse du sol de chaque axe, la prise des coordonnées GPS, la vérification des ouvrages hydrauliques, le respect strict des barrières de pluie, une harmonisation des péages routiers et la plantation d’arbres pour lutter contre l’érosion.
Milan Kayenga