Butembo : FEPSI appelle à l’action juridique contre les VBG

L’organisation Femmes engagées pour la promotion de la santé intégrale (FEPSI) a lancé la campagne des 16 jours d’activisme contre les VBG à Butembo en organisant une conférence sur les Violences basées sur le genre le mardi 25 novembre 2025. Cette activité inaugurale a eu lieu dans les locaux des Sœurs Orantes de l’Assomption, situés à Kasongomi, dans la commune Kimemi.

Les participants à la conférence étaient des filles et des garçons venus de différentes plateformes de jeunes, certains étudiants et les femmes journalistes. Dany Kasivirwavingi a entretenu l’assistance sur les différentes formes de violences basées sur le genre, leurs causes et les instruments juridiques pour lutter contre celles-ci. Il a, dans son exposé, donné certaines pratiques qui s’observent dans la communauté, mais qui sont des VBG. 

Parmi les causes, il a cité les inégalités dans la société, l’insécurité et autres. Se confiant à la presse à l’issue de l’activité, Dany Kasivirwavingi a indiqué que l’objectif de cette conférence était d’outiller ces jeunes sur les violences basées sur le genre afin qu’à leur tour, ils continuent la sensibilisation étant donné que les VBG sont multiples dans la communauté.  

“L’activité est motivée par le fait qu’on constate que les femmes sont victimes, mais elles ne savent pas dénoncer parce qu’elles ne connaissent pas ce que sont les violences basées sur le genre, les violences faites à la femme. Le nombre croissant des cas de VBG pousse FEPSI à sensibiliser sur les VBG et à encourager les femmes victimes à dénoncer, mais aussi à bénéficier des services de prise en charge”, a-t-il déclaré. 

Les participants à la conférence sont satisfaits de la matière apprise. Ils s’engagent à lutter contre les VBG encore courantes dans la société.

“(I) Je m’engage vraiment à ne pas infliger aux autres ces violences que moi, je ne considérais pas comme telles, alors qu’en réalité, ce sont des violences. Par exemple, donner des surnoms aux enfants, c’est une forme de violence que je ne connaissais pas, et je m’engage à lutter contre toutes ces formes-là. (II) Oui, c’est très important parce que ça peut concerner tout le monde. Aujourd’hui, tu peux être parmi ceux qui portent atteinte aux droits des autres, et demain, peut-être toi, ton fils ou ton petit-fils sera victime parce que tu n’as pas milité pour que les choses changent. Alors, nous devons tous nous unir et lutter pour que les violences basées sur le genre soient éliminées dans nos communautés”, ont-ils promis. 

Chaque année, du 25 novembre  au 10 décembre, est un moment consacré aux 16 jours d’activisme. Le début de ce moment de réflexion commence le 25 novembre avec la célébration de la journée mondiale de lutte contre les violences faites à la femme et se termine le 10 décembre avec la commémoration de la journée mondiale des droits de l’homme. 

Joëlle Mwenge    

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