Lubero : la société civile exige le retrait des groupes armés locaux de Kasugho
Les composantes de la société civile forces vives noyau de Kasugho, en territoire de Lubero, viennent d’adresser au gouverneur militaire du Nord-Kivu une lettre d’indignation de la population contre l’activisme des groupes armés locaux à Kasugho.
Dans cette correspondance signée le 10 décembre 2025, les activistes de la société civile mentionnent que les groupes armés menacent non seulement la sécurité de la paisible population, mais aussi celle des services étatiques.
« Cet activisme perturbe toutes les activités suite aux échanges des tirs réguliers entre ces différents groupes », peut-on lire dans cette correspondance.
Selon les composantes de la société civile de Kasugho, les conséquences sont énormes. Parmi lesquelles, la paralysie des activités scolaires, économiques, menaces contre les autorités étatiques, tracasseries et usurpation du pouvoir étatique dans cette partie de la province du Nord-Kivu.
Au regard de la situation actuelle, les forces vives alertent que ces échanges des tirs risquent de dégénérer à conflits communautaires.
« La population n’a aucun mandat avec ces groupes armés. Ils se combattent pour des intérêts privés et leur bagarre est un conflit de pouvoir », mentionnent les membres de ces différentes composantes de cette structure citoyenne.
Sur ce, dans leur correspondance adressée au patron de l’exécutif provincial, ils sollicitent le retrait immédiat de tous les groupes armés à une distance d’environ 45 kilomètres de l’agglomération de Kasugho afin qu’ils restent avec l’UPDF qui maintient jusque-là la sécurité pour que les services étatiques fonctionnent comme d’habitude. L’objectif final étant de restaurer l’autorité de l’Etat dans le milieu et protéger la population et ses biens dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Ngunza Mapasa