Butembo : le Père Professeur Jean-Paul Kamili place la responsabilité scientifique au cœur des universités face à l’IA
L’avenir des universités à l’ère de l’Intelligence Artificielle, IA, repose sur la responsabilité scientifique, l’éthique académique et l’intelligence pédagogique. C’est la conclusion de l’intervention du Professeur-Père Kamili Jean-Paul, au cours de la conférence tenue ce samedi 20 décembre 2025 à l’Université de l’assomption au Congo (UAC) de Butembo.
L’activité scientifique a été organisée par le Domaine de Sciences de l’homme et la société en collaboration avec le Centre de Recherche Interdisciplinaire de l’UAC. Le thème central : « Recherche scientifique à l’ère de l’Intelligence artificielle ».
Le cadre choisi pour cette conférence était la salle Est de l’institut Kambali. Le professeur Kamili Jean-Paul, qui a outillé l’assistance sur l’usage convenable de l’IA dans la recherche scientifique et la communication pédagogique, a démontré que les chercheurs, les enseignants ainsi que les étudiants recourent la plupart aux outils de l’IA. Malheureusement, sans encadrement. Chose qui crée un vide dans leurs recherches, vues les limites de ces outils.
« Comme dans de nombreuses universités, on constate que l’UAC utilise aussi des outils de recherche artificielle. Ces outils sont accessibles chez les enseignants, chez les chercheurs, mais aussi chez les étudiants. Malheureusement, sans cadre normatif clair. Et comme il n’y a pas un cadre normatif clair, alors le problème persiste. Et ce contexte crée un vide réglementaire, un vide méthodologique et un vide éthique », a-t-il démontré.
L’Intelligence artificielle (IA) étant inévitable aujourd’hui, le chercheur en Communication conseille la responsabilité. Car, mentionne-t-il, l’IA n’est ni une menace fatale ni une solution durable dans les recherches scientifiques.
« L’Intelligence artificielle, son efficacité dépend fondamentalement de la posture de l’utilisateur, sa posture intellectuelle et son éthique. Alors cette conférence conclut que l’avenir des universités va reposer sur trois choses : la responsabilité scientifique, l’éthique académique et l’intelligence pédagogique. Donc, les chercheurs, les chers amis, nous devons beaucoup apprendre cette histoire-ci et la maîtriser pour que nous puissions faire notre originalité tout en nous servant de l’IA comme accompagnateur », a-t-il insisté.
Après lui, d’autres interventions ont suivi. Parmi elle, celle de Docteur Maombi Mukomya qui a partagé son expérience de recherche à l’ère de l’IA. Ce chercheur en journalisme a démontré à la crème intellectuelle que c’est possible de mener de recherches en ne dépendant pas totalement de l’IA.

Au finish, le Centre de recherche de l’UAC s’est engagé à penser l’organisation d’un cadre pour règlementer l’usage de l’IA au sein de l’institution comme recommandé par les intervenants et les participants.
Joëlle Mwenge