Ituri : 433 civils tués de 2022 à 2025 à Irumu et Djugu (CRDH)
Au moins 433 civils ont été tués de 2022 à 2025 lors de différentes attaques attribuées à des groupes armés dans les territoires d’Irumu et de Djugu, en province de l’Ituri. Ces chiffres sont contenus dans un rapport d’enquête publié en février 2026 par la Convention pour le respect des droits humains (CRDH). À plus d’une enquête internationale qu’elle revendique, l’organisation exige la levée de l’état de siège.
Dans ce rapport, la CRDH revient sur plusieurs attaques enregistrées de 2022 à 2025 dans différents villages de Djugu et d’Irumu. L’organisation dresse un bilan de 433 personnes tuées, 87 blessés et 13 personnes enlevées.
Selon cette structure de défense des droits humains, la prolifération des groupes armés constitue aujourd’hui l’un des principaux facteurs d’insécurité dans la région. Ces groupes, dont les ADF, sèment la terreur et la désolation au sein des communautés locales, poussant des milliers de personnes à fuir leurs villages.
Le rapport critique également le silence et l’inaction de la communauté internationale ainsi que des autorités congolaises, une posture qui, selon la CRDH, contribue à la persistance des violences.
Face à cette situation, la CRDH formule plusieurs recommandations. L’organisation appelle notamment à la levée de l’état de siège et à la restauration des autorités civiles. Elle insiste aussi sur la nécessité de rendre justice aux victimes, en poursuivant les auteurs des exactions, civils comme militaires, afin de lutter contre l’impunité.
Par ailleurs, la CRDH recommande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante, le renforcement de la protection des civils, ainsi que l’imposition de sanctions ciblées par la communauté internationale. Elle appelle enfin au soutien à la documentation des violences et à la garantie de l’accès humanitaire dans les zones affectées.
Samy Kitha