Butembo : Jean-Baptiste Kasekwa dénonce le caractère « non inclusif » des accords de Doha et Washington

“Il y a des inquiétudes dans les accords de Doha et de Washington, selon l’analyste Jean-Baptiste Kasekwa de la Plateforme Lamuka. Il indique que ces accords n’ont pas d’inclusivité et qu’il voudrait la conscience de tous pour améliorer les conditions de vie des habitants de Butembo et environs.

Il a donné sa vue sur ces accords au cours d’une conférence qu’il a animée à l’intention des scientifiques de Butembo, samedi 21 février 2026. Pour l’orateur, les accords, c’est bon, mais il faut leur applicabilité. De ce fait, Jean-Baptiste Kasekwa a plaidé pour l’implication de tous dans la matérialisation de ces accords, même s’ils ont leurs défauts.

Les forces vives doivent se lever pour montrer à tous les partenaires, par une lettre ouverte par exemple, que pour que l’exploitation des minerais par Trump se justifie, il faut que les États-Unis interviennent dans la traque des ADF, de la même manière que les États-Unis avaient soutenu l’armée ougandaise dans la traque contre les LRA de Joseph Kony, de la même manière que les États-Unis interviennent aujourd’hui dans la traque des terroristes Boko Haram, les États-Unis devraient être appelés à apporter une contribution en faveur des opérations conjointes Shujaa en faveur des renseignements des FARDC dans la réforme de la police et autre. Et qu’en face de la neutralisation des ADF, on impose au gouvernement et aux partenaires de neutraliser les ADF dans les trois mois, de la même manière que l’on est en train d’imposer à la RDC et aux autres partenaires de neutraliser les FDLR endéans trois mois”, a-t-il suggéré. 

Même si ces accords sont de trop, selon certains participants, il faudrait que chacun à son niveau œuvre pour la paix, ont critiqué certains participants.

Et justement, ce qu’il a eu aussi à souligner, à dire que trop d’accords tuent la paix. Parce que les gens qui viennent en négociation, par la suite, arrivent toujours à dire que non, ils ne sont pas satisfaits ou que tel point n’a pas été touché, n’a pas été fidèlement exécuté, et ce qui laisse encore à ce qu’il y ait encore des résurgences ou des rebellions à répétition en République démocratique du Congo. Et là, c’est là où nous avons constaté aussi, compris que les guerres que nous traversons en République démocratique du Congo sont des guerres qui n’ont jamais été étouffées avant que nous ne puissions vivre le pire. Et si le gouvernement arrivait à adopter cette politique, justement, d’étouffer avant qu’il y ait des avancées ou des entités conquises par telle rébellion, on ne pouvait même plus connaître ce qu’on traversait”, a dit un participant. 

C’est un soutien étatique qu’a opéré la faculté des Sciences politiques de l’UCG pour organiser cette conférence.

Patrick Kalungwana

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