BDOM Butembo-Beni : entre avancées significatives et paralysies liées à l’insécurité, le bilan de l’année 2025

Le Bureau diocésain des œuvres médicales, BDOM/Butembo-Beni, a tenu son conseil médical ce lundi 09 mars 2026. L’activité s’est déroulée dans la salle des réunions de cette structure diocésaine à la Procure, à l’évêché. Les participants étaient des responsables des Établissements des soins de santé sous sa gestion.

C’est l’abbé Ignace Matsungu, chancelier diocésain, qui l’a présidé, en lieu et place de Mgr l’évêque Sikuli Paluku, en mission en dehors du diocèse. Dans son mot d’ouverture, le délégué de l’ordinaire du lieu a remercié les prestataires de soins dans les différentes formations sanitaires catholiques en diocèse de Butembo-Beni pour l’engagement dans cette pastorale particulière auprès des souffrants. L’abbé chancelier a rappelé que l’accès aux soins est un droit et non privilège.

« Sur les pas du Pape Léon, nous vous exhortons à une pastorale de la santé axée sur : L’équité de l’accès aux soins, la dignité de la personne humaine et La dimension sociale de la compassion. Dénonçant l’inégalité d’accès aux soins, cette pastorale plaide pour que la santés soit un droit universel et non un privilège », a conseillé le chancelier diocésain.

Succès et défis

Présentant son rapport, la direction du BDOM s’est réjouie par le fait que généralement, les activités se sont bien déroulées. Des nouvelles structures ont été intégrées au BDOM, le cas des postes de santé Mwira et Vangi,  d’autres ont changé de statut comme l’ancien poste de santé Kinyatsi élevé au niveau d’un centre de santé, d’autres encore ont eu des extensions. Ici on a cité les centres psychiatriques de Beni et Butembo qui sont des extensions de la polyclinique Sainte Croix de Mulo. Que ce soit du côté de la supervision, de la comptabilité ou des finances, des avancées significatives ont été mentionnées pour 2025. Cela en dépit du contexte sécuritaire qui a créé plusieurs disfonctionnements dans les structures, avec certaines qui ont carrément fermé.

« Il y a faible engagement des partenaires parce que l’insécurité ne permet pas aux partenaires de s’engager. On avait des produits qui venaient de Goma, même ceux qui venaient de Kinshasa, c’était par Goma. C’est déjà compliqué », se désole la sœur docteur Masika Syauswa Françoise, directrice du BDOM.

Un débat sur les activités réalisées l’an passé a suivi. La direction a alors présenté son plan d’action pour l’année en cours avant l’appréciation des participants. Elle se fixe plusieurs priorités, dont la réduction des décès maternels et des morts néonatales, le renforcement de la détection de la Tuberculose, du Diabète, l’intégration du paquet santé mentale et l’accès aux services de prise en charge psycho sociale dans ses structures sanitaires.

A ceci s’ajoute l’intégration des services de la kinésithérapie, néonatologie, services de diagnostics (laboratoire et imagerie) ainsi que les services d’urgences et soins intensifs. Outre tout ceci, le BDOM projette demander l’affectation provinciale d’au moins 1034 agents, la mécanisation de 886 NU, 1642 matriculés non payés et les primes de risque pour 1290 agents. Et pour toutes ces activités, il faut une somme de 930 milles.

En rappel, le BDOM Butembo-Beni chapeaute 71 structures sanitaires en dehors de 4 ITM et 3 orphelinats. Elles se retrouvent dans 18 zones de santé au Nord-Kivu et en Ituri. Clôturant l’activité, le délégué de l’évêque a demandé aux participants de mettre en application toutes les recommandations formées afin d’améliorer la santé de la population.

Stanley Muhindo

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