Butembo : docteur Aurélien Luendo exhorte les structures sanitaires à recenser les factures impayées des militaires et Wazalendo

Le docteur Aurélien Luendo, de la Division provinciale de la Santé (DPS) de Butembo, appelle les gestionnaires des structures sanitaires à répertorier les soins administrés aux militaires des FARDC, aux Wazalendo et à leurs dépendants. Cette mesure vise spécifiquement les prestations dont les factures sont restées impayées afin d’en assurer la traçabilité.

En effet, au cours du conseil médical des établissements de soins de santé conventionnés catholiques tenu lundi 9 mars 2026 à Butembo, plusieurs médecins venus de parties hautement militarisées du diocèse de Butembo-Beni ont soulevé la question des soins non payés de militaires et wazalendo. 

Selon eux, les factures non honorées ne permettent pas aux formations sanitaires de bien fonctionner. Le représentant de la DPS au Nord-Kivu a souhaité que tous ces cas soient documentés et que les documents soient remis au bureau de la zone de santé.

“Nous demandons, parce que les militaires sont des vaillants qui nous protègent, et pour leur prise en charge, nous demandons aux structures de relever tout ce qu’ils utilisent comme service dans nos structures et d’orienter les factures auprès du bureau central de leurs ressorts afin que le bureau les oriente au niveau du gouvernorat pour permettre, dans un futur probablement proche, le paiement de ces factures. Nous les encourageons toujours à les prendre en charge. C’est un coup, bien sûr, mais ce sont nos vaillants. Ils peuvent espérer, mais ça peut prendre peut-être du temps. Là, je ne saurais pas donner un avis, dire que ça sera demain ou après-demain, mais qu’on ait quand même un soubassement documentaire par rapport à la prise en charge de nos vaillants militaires”, a-t-il suggéré. 

Il convient de noter que dans les zones proches des lignes de front, il s’observe une concentration de militaires et de Wazalendo. Souvent, ils se rendent aux soins avec leurs dépendants mais ne parviennent pas à honorer la facture. D’où le plaidoyer des responsables de structures sanitaires auprès des autorités.

Stanley Muhindo

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