Butembo : le Parlement d’enfants moins favorable à la grève des enseignants du secteur public
Une illustration des écoliers déplacés de guerre qui ont reçu des fournitures scolaires de la part du Parlement d'enfants de Butembo-Lubero, ce mercredi 12 octobre 2022. Ph. Evariste Kasereka
Le Parlement d’enfants Butembo-Lubero sort de son silence après la grève déclenchée par les enseignants du secteur public qui dénoncent les arriérés de salaire. La structure de défense des droits de l’enfant appelle les professionnels de la craie à choisir d’autres moyens pour revendiquer leurs droits que de pénaliser l’éducation des enfants.
Dans une déclaration faite mardi 14 avril 2026, Kakule Maliro Jures, président du parlement d’enfants Butembo-Lubero, a exprimé son inquiétude face aux conséquences néfastes de cette grève sur l’éducation des écoliers alors que l’année scolaire est presque à sa fin.
“Le Parlement d’enfants Butembo-Lubero s’indigne de la grève déclenchée par les enseignants du secteur public. Nous disons que cette situation constitue un blocage pour l’éducation. Nous savons que d’ici là, en juin, l’année serait en train de se clôturer. Avec cette situation, la charge de l’encadrement des enfants retombera sur les parents, qui ont par ailleurs d’autres occupations, et la situation risque donc de s’aggraver », s’est-il indigné.
Le parlement d’enfants Butembo-Lubero recommande ainsi au gouvernement de tenir ses promesses vis-à-vis des enseignants. Les éducateurs doivent, de leur côté, revoir leurs mécanismes de revendication afin de ne pas pénaliser les enfants.
“Le gouvernement doit tout faire pour honorer la promesse qu’il a faite aux enseignants. Il appartient aux enseignants d’envisager peut-être une autre mesure pour revendiquer leurs droits, car la grève actuelle aggrave de plus en plus la situation.
L’évolution de tous les pays dépend de son éducation. Ce ne sont pas ces enfants qui sont en train d’avoir une éducation ratée qui changeront les choses demain. Au contraire, eux aussi empireront la situation”, a-t-il recommandé.
C’est depuis le lundi 13 avril 2026 que les enseignants des écoles primaires, surtout publiques, ont déclenché un mouvement de grève. Les professionnels de la craie réclament le paiement de leur salaire du mois de mars. Au Syndicat des Enseignants du Congo, SYECO Butembo, la rencontre évaluative est prévue ce jeudi 16 avril à son siège situé à Kitulu dans la commune Mususa.
Joëlle Mwengevalwahi