Lubero : 4 morts après une intoxication alimentaire à Kitaki, la société civile de Kipese très inquiète
La société civile forces vives de Kipese suit avec une profonde inquiétude la situation dramatique survenue dans le village de Kitaki, situé sur l’axe routier Kipese–Mubana, en territoire de Lubero. Là-bas, plusieurs habitants auraient été victimes d’une intoxication après la consommation de champignons le samedi 30 mai 2026.
Selon des informations confirmées par une source locale jugée fiable et contactée par notre rédaction, le bilan fait état de quatre personnes décédées. Parmi les victimes, 3 enfants âgés de 8 à 11 ans et une femme d’environ 50 ans. Le premier décès a été enregistré le mardi 2 juin.
Alors que les autres victimes ont succombé les 2 : l’une la nuit de mercredi et l’autre l’après-midi de jeudi 4 juin 2026. Parmi ces victimes figurent deux des garçons qui appartenaient à une même famille. La même source indique que cinq autres personnes restent internées au Centre de santé de référence (CSR) de Kipese pour une prise en charge médicale.
Parmi elles, deux patients présenteraient un état de santé préoccupant nécessitant une surveillance accrue du personnel soignant. Par ailleurs, un habitant identifié sous le nom de Kambale Vitsenge a été admis dans la même structure sanitaire après avoir échappé à un acte de justice populaire.
Soupçonné par certains habitants d’être à l’origine des champignons consommés, il a été pris pour cible par une foule en colère. Son sauvetage a été rendu possible grâce à l’intervention rapide des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP).
Toutefois, ses deux habitations en paille ont été incendiées. Face à cette tragédie, la société civile, forces vives de Kipese, présente ses sincères condoléances aux familles endeuillées et exprime sa solidarité aux personnes hospitalisées ainsi qu’à leurs proches.
L’organisation appelle la population au calme, à la retenue et au respect de la loi, rappelant que toute responsabilité éventuelle doit être établie par les autorités compétentes à l’issue d’enquêtes appropriées.
Enfin, la société civile encourage les services de santé à poursuivre la prise en charge des malades et invite les autorités administratives, sanitaires et judiciaires à mener des investigations approfondies afin d’établir les circonstances exactes de ce drame et de prévenir de nouveaux cas similaires.
Bakwanamaha Joseph et Ghislain Siwako