Élections de la société civile au Nord-Kivu : Edgar Mateso encourage le maintien du scrutin dans les zones sécurisées
« Rien ne peut justifier la non-organisation des élections au sein de la société civile dans les zones encore sous contrôle du gouvernement congolais au Nord-Kivu. En effet, depuis juillet 2021, plusieurs coordinations et noyaux de cette structure citoyenne n’ont jamais organisé les élections de leurs animateurs. Pourtant, ces derniers étaient élus pour 4 ans. Voulant comprendre la question, RADIOMOTO.NET a rencontré, ce mardi 27 octobre 2026, Edgar Mateso, un ancien acteur de la société civile.
Il est ancien vice-président de la société civile, coordination provinciale du Nord-Kivu. Selon lui, l’initiative de l’organisation des élections émane des acteurs actuels eux-mêmes. Ceux-ci, ayant constaté la fin de leur mandat, convoquent l’électorat, c’est-à-dire les composantes, dans une assemblée générale et les élections se tiennent séance tenante sous la supervision de la coordination qui est plus ou moins supérieure.
Soit, les responsables de la coordination supérieure peuvent rappeler aux responsables des noyaux la fin du mandat pour les pousser à organiser les élections, car les acteurs nouvellement élus sont des électeurs de ceux des coordinations supérieures, a-t-il expliqué. Edgar Katembo Mateso parle d’un grand retard déjà accumulé et demande aux organisations de la société civile de faire pression sur les acteurs actuels, car la structure est censée servir d’exemple au pouvoir politique dont elle est le contrepoids.
Pour lui, rien ne peut justifier l’illégitimité dans laquelle se trouvent les actuels acteurs de la société civile en province du Nord-Kivu. Même pour la coordination provinciale, il était possible d’organiser les élections après consensus sachant que les entités des coordinations Nyiragongo, Goma, Rutshuru et Masisi sont sous occupations.
Les conséquences de cette situation sont telles que l’on ne sait plus mener des actions contraignantes. La population retire sa confiance en l’équipe en place. Cela conduit également les jeunes à intégrer les groupes de pression et mouvements citoyens, semant le désordre dans la coordination des actions de la société civile et plongeant la population dans la confusion.
Stanley Muhindo