RDC : C64 réitère son appel à un dialogue national inclusif 

La Coalition Article 64 (C64) appelle à un dialogue national inclusif pour sortir la République démocratique du Congo de la crise politique, sécuritaire et humanitaire. Dans une déclaration publiée à l’issue de son conclave tenu à Rome, en Italie, du 25 au 27 octobre 2026, cette plateforme politique annonce vouloir rencontrer le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila afin de rechercher une solution négociée à la crise congolaise. 

Réunie pour la première fois avec la participation de cinq de ses membres depuis sa création, le 19 mai 2026, la C64 dresse un tableau préoccupant de la situation du pays. Elle évoque notamment la recrudescence des combats, les risques de balkanisation du territoire national et les tensions autour du débat sur une éventuelle modification de la Constitution. 

Sur le plan institutionnel, la coalition s’oppose à tout changement constitutionnel susceptible de remettre en cause l’alternance démocratique ou de prolonger le pouvoir au-delà des limites prévues par la loi fondamentale. Elle rappelle que l’article 220 de la Constitution du 18 février 2006 protège notamment le nombre et la durée des mandats présidentiels. 

Pour la C64, aucune majorité parlementaire ni ambition politique ne peut justifier le contournement de ces dispositions. Face à cette situation, la plateforme estime que la voie militaire ne peut résoudre durablement la crise. Elle réclame l’ouverture d’un dialogue national réunissant toutes les parties concernées, sans exclusive, afin de favoriser la cessation des hostilités, la réunification du pays et le renforcement de la cohésion nationale. 

La C64 demande également la coordination des initiatives diplomatiques en cours, notamment le processus de Doha, ainsi que le respect effectif du cessez-le-feu, la protection des civils et l’accès humanitaire. Elle insiste par ailleurs sur l’application de la résolution 2773 des Nations unies, qui recommande notamment le retrait des troupes étrangères du territoire congolais.

Sur le volet des libertés publiques, la coalition dénonce les arrestations arbitraires, les intimidations et les entraves aux activités politiques pacifiques. Elle réclame aussi des enquêtes indépendantes sur les violences dénoncées lors des manifestations des 12 juin et 15 septembre 2026, ainsi que sur l’assassinat de Manassé Lomboto. 

Elle exige, en outre, la libération de Marley Vuvu, Prince Epenge et Stéphane Shiso. Pour concrétiser sa démarche, la C64 annonce deux initiatives majeures : rencontrer Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, puis plaider auprès des partenaires de la RDC en faveur d’une solution durable et négociée. À travers cette déclaration datée du 27 octobre 2026, la Coalition Article 64 appelle ainsi les Congolaises à privilégier le dialogue pour préserver la Constitution, les libertés publiques, l’unité nationale et l’intégrité territoriale du pays. 

Patrick Kalungwana 

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