Butembo : 48 défenseurs des droits humains brevetés après une formation notamment sur la lutte contre la criminalité urbaine
Après plus de deux semaines de formation d’une centaine de défenseurs des droits humains en ville de Bunia, sur différents mécanismes juridiques nationaux et internationaux, 48 ont été brevetés, en fin de semaine dernière. Facilitée par l’Alliance nationale des droits humains, cette formation visait à lutter contre la criminalité urbaine et la protection des personnes détenues ou arrêtées.
Le week-end dernier, une activité importante a été organisée dans la ville de Bunia, celle d’une décoration de plus de 48 défenseurs des droits humains. Cette activité s’est déroulée dans la salle de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) en ville de Bunia.
« L’activité d’aujourd’hui, c’est une décoration de défenseurs des droits de l’homme. Comme vous le savez, la province de l’Ituri fait face à beaucoup de criminalité. Alors, il était question de former la population sur les questions de droit, afin de diminuer les questions de la criminalité d’abord urbaine et provinciale », a déclaré Isaac Kitwa, le formateur en droit.
Ces défenseurs ont été aussi formés pendant deux semaines à différentes thématiques sur des infractions ordinaires et des personnes arrêtées.
« Nous avons sensibilisé plus de 100 personnes, mais aujourd’hui, compte tenu de certains critères, notamment en critère d’évaluation, nous n’avons décoré que 48 défenseurs des droits de l’homme. Nous les avons formés sur les questions d’abord de droit de la personne arrêtée, les infractions ordinaires. On a parlé des infractions foncières, des infractions de violences sexuelles, des infractions qui portent atteinte à la communauté internationale, et des infractions qui touchent la sûreté de l’État », a-t-il précisé.
Pour lui, il fallait sensibiliser aussi les jeunes à ne pas adhérer à la rébellion, qui est une infraction qui porte atteinte à l’intégrité de notre pays, la RDC : « Aujourd’hui, beaucoup de jeunes adhéraient à la rébellion. Donc, il était question de pouvoir sensibiliser cette jeunesse, de défendre la République démocratique du Congo et de ne jamais adhérer à la rébellion. Parce que la rébellion en soi est d’abord une infraction qui porte atteinte à l’intégrité de notre pays, mais c’est aussi parmi les infractions touchant la sûreté de l’État congolais. »
Il sied de rappeler que connaître ses droits et les défendre est un atout pour un peuple qui veut son développement.
Moses Mumbere