Butembo : 4 morts lors d’une incursion des bandits armés à Kyaghala
Les cellules Vukira et Kahandehande du quartier Kyaghala situées à l’Est de la commune de Bulengera dans la ville de Butembo (Nord-Kivu) ont enregistré 4 morts, la nuit de mercredi 16 à ce jeudi 17 Février 2022.
Deux civils, à savoir un taximan de l’ATAMOV, parking de Rughenda et une femme qui attendait famille, ont été fusillés, cette nuit, par un homme porteur d’un fusil et habillé en tenue similaire à celle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Le chiffre remonte à trois quand on fait signe du fœtus ayant perdu la vie dans les entrailles de sa mère, cette femme fusillée. La quatrième personne tuée, en cellule Kasesa, c’est le présumé bandit auteur de la mort de trois premiers. Ce suspect a subi une justice populaire de la population du quartier Kyaghala qui l’a appréhendé.
Les 4 corps ont été récupérés par les services de sécurité cette même nuit afin de les conduire à la morgue en attendant leur inhumation. La société civile de Bulengera ne comprend pas que le quartier Kyaghala soit, ces jours, théâtre des assassinats et meurtres commis par des personnes armées.
Dans le même quartier, des tracasseries militaires et des vols à mains armées sont souvent déplorés, alerte le président de la structure citoyenne, noyau de Bulengera. John Kameta déclare qu’il est « urgent que les services compétents agissent pour la sécurité des personnes et leurs biens afin de ne pas créer en la population une méfiance envers eux ».
Notons que la colère de la population du quartier Kyaghala face à ce énième cas de l’insécurité a été manifestée, la journée de ce jeudi 17 février 2022. Les habitants sont descendus dans les rues. Ils déclaraient s’indigner de toutes formes d’insécurité dans leur communauté.
Dans ce contexte, ils ont perturbé les activités scolaires et socioéconomiques à Kyaghala et environs. La société civile de Bulengera recommande à tous ces manifestants d’être calmes.
« L’essentiel doit être de continuer à collaborer avec les services de sécurité, dénoncer les suspects afin que leur activisme soit éradiqué », conseille la structure citoyenne.
Patrick Kalungwana