RDC : le Professeur Mawazo Kavula appelle les intellectuels à œuvrer au service de la ‘‘paix positive’’
« Les intellectuels de la République démocratique du Congo devraient œuvrer au service de la paix positive au pays afin de sortir les congolais de cette crise générale qui l’engouffre, depuis près de 30 ans. Sinon, avoir un diplôme sans positionnement politique pour la Nation restera facteur éternel de l’insécurité au pays ». C’est un point de vue du Professeur Mawazo Kavula, Chercheur en philosophie politique et Master en Justice, Paix et Cohésion sociale.
Il l’a émis au cours d’une journée scientifique qu’a organisée, ce mardi 09 janvier 2024, l’Université de l’Assomption au Congo (UAC).
Devant des enseignants et des étudiants de cette école et d’ailleurs, le Professeur Mawazo Kavula a exposé sur l’intellectuel au service de la paix positive en RDC. Il a d’abord montré que l’intellectuel est toute élite sensé avoir une compétence susceptible de lui permettre de travailler pour l’amélioration du bienêtre social.
Mais selon lui, la RDC regorgerait nombreux intellectuels égoïstes, sans esprit du bien commun. Ce qui, estime-t-il, maintiendrait le pays dans des fissures de misère perpétuelle, des violences structurelles et la mégestion du pays.
Occasion pour le Professeur Mawazo Kavula d’appeler les intellectuels à ne pas seulement avoir des connaissances théoriques qui n’amènent en rien. Mais à en avoir pour vivre une paix positive, faisant vivre la justice sociale.
« La paix positive c’est plus vaste. Elle englobe de manière générale la paix négative, mais elle va jusqu’à s’attaquer à ce que nous appelons violences structurelles. La violence structurelle est source du système de gouvernance. C’est contre la justice sociale qui est très complexe, puisqu’elle touche tous les aspects de la vie », a-t-il démontré.
Plusieurs autres sujets relatifs à l’apport de l’intellectuel dans la lutte contre la crise au pays ont été disséqués par deux autres intervenants. Des participants ont déclaré en être émus. Ils estiment que cela pourra stimuler chacun à œuvrer pour l’épanouissement intégral de tout l’homme et tout homme, en RDC.
« La thématique a donné une autre précision sur la paix en précisant que nous devons passer de la paix négative à la paix positive. C’est-à-dire la paix négative qui s’attèle juste à la cessation des hostilités, à cette paix qui est multidimensionnelle, qui doit amener à l’épanouissement », a-t-il retenu.
Les conférenciers ont insisté que l’éducation à la citoyenneté devrait être bien enseigné à partir de la base pour permettre aux enfants de grandir avec des comportements civiques.
Patrick Kalungwana