Butembo : des mandataires des partis politiques, observateurs et témoins suspendent leur participation à l’opération de compilation des résultats des candidats députés  

Des mandataires des partis politiques, observateurs et témoins qui participaient aux travaux de compilation à l’antenne de la Commission électorale nationale indépendante (CENI-Butembo) ont décidé de suspendre leur participation à ces activités. Ils ont pris cette décision après avoir constaté des irrégularités qui favoriseraient une fraude électorale en faveur de certains candidats.

Ces mandataires et observateurs se sont exprimés devant la presse ce samedi 6 janvier 2024 dans la cour de la CENI-Butembo. Ils ont indiqué avoir répertorié une soixantaine de bureaux de vote dont les plis n’étaient pas au complet lors de la compilation des résultats des candidats nationaux de la circonscription de Butembo.

«Après avoir compilé 452 bureaux de vote, nous avons pu constater qu’il y avait 69 bureaux de vote dont les plis n’étaient pas au complet. Nous avons aussi constaté une vingtaine des PV des résultats qui n’étaient pas signés par les membres des bureaux de vote moins encore par les témoins. Ce matin, on nous surprend que les éléments nécessaires qui manquaient sont retrouvés. On se demande par quelle magie ces documents ont été retrouvés », a déclaré Lwanzo Kasonia, porte-parole occasionnel de ces mandataires-observateurs.

Vues ces irrégularités, les mandataires des partis politiques et observateurs ont décidé de ne plus continuer avec la compilation. Ils exigent l’arrivée d’une commission ad hoc de la CENI nationale pouvant enquêter sur cette probable fraude.

Ceux-ci réclament aussi l’interpellation du chef d’antenne locale de la CENI et de certains de ses agents, tout cela avant la proclamation des résultats provisoires des législatives nationales et provinciales.

« Nous demandons qu’il y ait une commission d’enquête envoyée par Kinshasa pour venir établir les responsabilités. Parce que d’ici peu on va procéder par la proclamation des résultats provisoires. Que cette commission d’enquête vienne le plus tôt possible. Nous en tout cas on sèche. On ne peut pas participer à une messe noire pour faciliter la fraude », a-t-il insisté.

Cette situation arrive alors qu’une tension a vécu il ya peu, entre candidats s’entraccusant de fraude. Des manifestations spontanées étaient d’ailleurs visibles au bureau de la CENI/Butembo en début de la semaine.

Joëlle Mwenge

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