Lubero : résurgence des conflits fonciers à Masereka
Un ressortissant de Masereka dans le territoire de Lubero alerte sur la résurgence des conflits fonciers dans cette partie du Nord-Kivu. Jadot Katsuva intitule son document : « Alerte rouge ».
Se confiant à RADIOMOTO.NET le jeudi 18 avril 2024, il rappelle avant tout les dégâts qu’ont causés les conflits dans les villages de Mungo, Ngumbe, Kilonge et Mweso entre 2000 et 2002.
Ce fils de Masereka regrette que 10 ans après, alors qu’on pensait avoir enterré la hache de la guerre, ces conflits resurgissent avec force.
« Hier c’était Buenge contre Buhene. On a vu des gens être chassés. On n’a même impliqué la force Wazalendo qui est là. On a presque détruit toutes les maisonnettes à Buhene, jusqu’à menacer même l’église protestante locale. Le village de Kasungu aujourd’hui vit sur le qui-vive. La population devient insécurisée », a-t-il rappelé.
Il recommande au chef de chefferie des Baswagha de se pencher sur cette situation avant que le pire ne soit vécu. Jadot Katsuva interpelle aussi les juridictions non habilitées en la matière de se retirer de conflits terriens et à la Commission justice et paix du diocèse de Butembo-Beni de continuer le processus de réconciliation entre habitants.
« Aux chefs de la chefferie des Baswagha d’interdire formellement tout lotissement dans les terres où le droit coutumier est encore en application. Nous recommandons à l’administrateur de territoire de ne plus traiter tout dossier des conflits fonciers. Il peut recevoir les gens mais s’il s’agit d’un conflit de limite des terres, il doit renvoyer ces gens vers l’autorité coutumière la plus proche », a-t-il recommandé.
Cet avocat de profession redoute des conséquences sur la vie quotidienne de l’agglomération. C’est comme la naissance des groupes rebelles pour se défendre les uns des autres.
Stanley Muhindo