Insécurité au Nord-Kivu : la société civile exige un dialogue social élargi aux ambassadeurs accrédités en RDC

La société civile, forces vives du Grand Nord-Kivu, exige du ministre de l’Intérieur l’organisation d’un dialogue social élargi aux ambassadeurs accrédités en RDC, pour une compréhension unanime de la situation dans le Beni-Lubero. La recommandation est contenue dans un mémorandum signé par les présidents de 4 coordinations de la société civile du Grand-Nord adressé au vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur.

Ces acteurs de la société civile des villes de Butembo et Beni puis des territoires Beni et Lubero se sont appesantis sur la situation sociosécuritaire qui prévaut dans la région. Ils ont souligné la nécessité des opérations de grande envergure pour résoudre la crise sécuritaire qui sévit au Nord-Kivu et en Ituri.

Pour la réussite de ces opérations, les forces vives plaident pour le soutien logistique solide en faveur des FARDC et des jeunes résistants Wazalendo ainsi que pour la séparation des commandements entre les deux forces engagées sur les lignes des fronts. Pour elles, cela sera une réponse aux attentes des réservistes qui se plaignent toujours du dysfonctionnement du commandement face à l’avancée de l’ennemi.

Dans la même optique, la société civile exige du ministre, le démantèlement des certains éléments des groupes armés UPLC et FPP/AP qui serviraient de béquilles aux ADF et au M23. Dénichés, ils devront répondre devant la justice, souhaite la structure. Cette dernière encourage également le gouvernement à mettre à la tête de l’ANR des personnes capables de créer un environnement permettant aux populations de se sentir protégées par l’État.

Les 4 coordinations pensent qu’au regard de la situation sécuritaire actuelle, l’état de siège a failli a ses objectifs et n’a plus sa raison d’être.

« Il est temps de lever simplement cette mesure pour permettre aux militaires de se concentrer sur la protection de l’intégrité territoriale du pays », insistent-elles.

Elles croient qu’une assise est nécessaire afin que tous les acteurs comprennent la situation et ses conséquences sur le climat des affaires. A ce dialogue social participeraient tous les ambassadeurs accrédités en RDC, concluent les forces vives du Grand-Nord.

Stanley Muhindo  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *