Butembo : Mgr Sikuli demande aux autorités sécuritaires d’éclaircir la situation des ‘‘Wazalendo’’

L’évêque du diocèse de Butembo-Beni demande aux autorités sécuritaires et aux dirigeantes du pays d’éclaircir la situation des Wazalendo. Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech s’est exprimé au cours d’une interview accordée à la presse, le dimanche 27 octobre 2024. Il n’a pas caché son inquiétude face au comportement de certains Wazalendo.

L’Ordinaire du lieu souhaite que ces groupes, pourtant voulus par les dirigeants, ne se transforment pas à auteurs de l’insécurité dans les grandes agglomérations.

Monseigneur Sikuli Paluku se référait à un cas qui s’est observé vendredi dernier à Munzamabye en ville de Butembo où un jeune homme, taximan de son état, est mort après de tortures lui infligées par un groupe des wazalendo positionnés dans cette partie de la ville de Butembo.

« C’est comme s’il y a Wazalendo et Wazalendo. Alors, il faut que tout cela soit bien clarifié. Qu’on ne continue pas d’exacerber ces situations. Nous savons qu’il y a cette rébellion qui menace. Je crois que nous devrions nous unir davantage et chercher les voies et les moyens pour résister à cette rébellion de la manière qu’il faut et non pas à créant encore des tensions dans les villes, dans les cités », a insisté l’Ordinaire du lieu.

Il sied de signaler que depuis la résurgence du M23, le président de la République a appelé à une mobilisation totale de la population avant d’encourager les jeunes, bien identifiés, qui veulent combattre l’agresseur aux côtés de FARDC. D’où la naissance du phénomène Wazalendo.

Ces derniers sont maintenant actifs dans toute la province du Nord-Kivu sous différents noms. Certains commencent à dérailler, à en croire des témoignages dont dispose RADIOMOTO.NET.

Mis à part le cas de Butembo, un autre s’est produit à Kirindera non loin de la commune rurale de Kyondo en territoire de Beni. Là-bas, un homme d’une trentaine d’années est lui aussi décédé après avoir été torturés par ces jeunes le dimanche dernier.

Stanley Muhindo

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