Me Hangi Ranulph sur les condamnations des militaires fuyards du M23 : “C’est l’article 57 du Code pénal militaire qui est mis en vigueur”
Depuis les dernières avancées de combattants de M23, plusieurs militaires, dont des officiers, sont poursuivis ou condamnés pour fuite devant l’ennemi. RADIOMOTO.NET a cherché à faire comprendre cette infraction à son auditoire. Pour ce faire, elle a rencontré, ce mardi 18 mars 2025, maitre Hangi Ranulph, avocat au barreau de la Tshopo et enseignant à l’Université de l’assomption au Congo (UAC).
Pour commencer, l’avocat indique que cette infraction est définie à l’article 57 du Code pénal militaire. Elle consiste pour le militaire à refuser de combattre alors qu’il a tout à sa disposition. Il y a, cependant, des éléments constitutifs qui doivent être vérifiés par les instructeurs du dossier et les juges, explique maitre Hangi Ranulph.
“On parle de fuite devant l’ennemi et c’est l’article 57 du Code pénal militaire qui est en vigueur en République démocratique du Congo. Il y a ce qu’on appelle éléments constitutifs d’une infraction. De ces éléments, il faut savoir si ces militaires étaient en face de l’ennemi. La réponse est oui; puisque l’ennemi qui est là, c’est le M23”, a-t-il expliqué.
Selon lui, une fois l’infraction établie, les accusés seront condamnés à mort. Maitre Ranulph parle des procès pédagogiques pour tous les militaires qui tenteront de reculer alors que le gouvernement les a dotés de tout pour défendre la nation.
Il convient de signaler que la Cour militaire de Kinshasa-Gombe a ouvert depuis jeudi 13mars dernier, le procès contre cinq généraux parmi lesquels 3 des FARDC et 2 de la police nationale Congolaise. Ils sont poursuivis pour lâcheté, perte des matériels militaires, incitation des militaires à commettre des actes contraire aux devoirs et à la discipline, fuite devant l’ennemi et violation de consigne. Les audiences ouvertes par l’identification jeudi dernier se poursuivront le jeudi 20 mars prochain.
Stanley Muhindo