Réfection du pont Semuliki : les voyageurs bloqués, plaident pour la mise en place d’un bac

Les conditions de vie des voyageurs et des chauffeurs des véhicules bloqués au pont Semuliki ne font que se détériorer sur place. Non seulement qu’ils se disent exposés à l’absence des installations sanitaires, mais aussi, et surtout, ils n’ont rien à manger. Les travaux de réhabilitation avancent, mais à pas de tortue, se lamentent-ils.

Ils sont environ mille cinq cents, ces véhicules rangés de part et d’autre du pont SEMULIKI. Les chauffeurs et leurs passagers, traversent les mêmes conditions de vie dans cette vallée située dans le parc national des Virunga.

« (1) Il n’y a rien ici. Il n’y a pas de toilettes, il n’y a pas à manger. Si vous essayez d’aller vous soulager dans le parc, vous vous attirez des ennuis. (2) Il n’y a pas de nourriture, il n’y a pas d’eau pour se laver. Ceux qui ont ouvert leurs restaurants, ils sont très chers. Un plan du foufou et du sombé, c’est 5 000 francs congolais » déplorent certains passagers.

Les conducteurs des véhicules redoutent la détérioration de la marchandise sur place et plaident pour l’évacuation des cargaisons afin de permettre aux experts de l’office des routes de travailler sans pression.

« (1) Nous sommes porteurs d’une marchandise périssable. Si on nous retient ici le plus longtemps, plusieurs opérateurs économiques vont tomber en faillite pendant les 15 jours. (2) Nous sommes dans un endroit insécurisé, nous transportons des tomates et d’autres vivres qui sont périssables », indiquent certains chauffeurs.

Quelques commerçants estiment que les autorités compétentes devraient mettre en place des BAC, pour faciliter la traversée des voitures et camionnettes à côté du chantier.

« Il fallait qu’on mette en place un bac pour permettre la traversée des camionnettes et voitures et laisser de part et d’autre des gros véhicules pendant le déroulement des travaux », propose un chauffeur.

Sur place, hommes, femmes et enfants sont visiblement désemparés ; seuls les motocyclistes et leurs bagages ont accès au passage sur le trottoir du pont.

Les travaux sont sécurisés par les éléments de la police nationale congolaise. Le commissaire supérieur principal Kahuma Lema Jean-Sébastien, commandant du commissariat urbain de la PNC Beni, appelle les usagers de cet axe routier Beni-Kasindi à l’apaisement.  Il les rassure que la traversée des véhicules sera possible et réglementée pendant le déroulement des travaux.

Les conséquences économiques de cette perturbation du trafic se font sentir dans le grand Nord-Kivu. Les opérateurs économiques ont majoré les prix de certains produits de première nécessité en provenance du poste frontalier de Kasindi.

Siku Provinces Patrick

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *