Lubero : “L’eucalyptus et le quinquina peuvent cohabiter sans compétition alimentaire” (CT Janvier Kambere Mayani)

L’Institut supérieur d’études agronomiques, vétérinaires et forestières (ISEAVF) a organisé une conférence-débat sur les interactions écologiques dans les associations biotiques assistées. Les échanges y relatives ont vécu dans l’un des grands auditoires de cet établissement, au site de Kyambogho, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu). Au cours de l’activité, un des conférenciers a démontré que les entrepreneurs dans le secteur agricole peuvent entreprendre dans la culture de l’eucalyptus et du quinquina dans un même champ pour obtenir une bonne production.

Devant des étudiants de l’ISEAVF et des formateurs de cet institut supérieur, le Chef des travaux (CT) Janvier Kambere Mayani, chercheur en agroforesterie a démontré la relation entre eucalyptus et quinquina sur fond d’une adaptation et une synergie dans le sol acidifié de Lubero. 

Selon lui, cette association culturale est d’une plante, l’Eucalyptus, dont l’existence aide le Quinquina à obtenir une belle écorce d’une épaisseur considérable pour la production nutritionnelle et médicamenteuse. 

Janvier Kambere Mayani a dit avoir constaté les vertus de cette cohabitation culturale après une étude scientifique appréciée, et par les scientifiques et par les agriculteurs de Lubero.

« L’Eucalyptus a toujours été accusé comme une espèce acidifiant le sol et qui ne peut pas être associé à d’autres cultures. Mais nous nous sommes intéressés aux substances produites par l’Eucalyptus qui s’adaptent au Quinquina. C’est ce qui a été notre constat sur le terrain. La raison, c’est que l’Eucalyptus ne fait pas de compétition avec le Quinquina. Le dernier a un enracinement superficiel alors que le premier possède le profond. Et, ensemble, chacun mange selon son degré d’enracinement. Dans cette condition, l’Eucalyptus aide à amener des éléments nutritifs du sous-sol, vers la surface du sol, par la sève. Cette sève ramène ces éléments vers le sol. Ils se décomposent, ensuite, et servent à l’alimentation du Quinquina », a-t-il expliqué.

Bien plus, l’enseignant et chercheur en agroforesterie a expliqué que dans plusieurs champs qu’il a appréhendés dans le Lubero, la culture pure du Quinquina est malingre lorsqu’elle n’est pas associée à l’Eucalyptus. Ce que les participants ont confirmé de par les résultats de la culture Eucalyptus-Quinquina dans un même champ comparativement à la condition où chacune est plantée à part.

“L’étude de notre enseignant confirme nos travaux que nous réalisons sur le terrain, dans nos champs. Il n’y a pas vraiment de compétition entre les deux plantes”, a témoigné l’étudiante Naomie Syatimwa, étudiante en production végétale, avant de mobiliser les agriculteurs à respecter l’interaction entre les deux.

Angélus Mathe, un autre apprenant en production végétale et agripreneur, retient avoir été capacité sur une culture associative de l’Eucalyptus et du Quinquina qui apporte de l’argent à celui qui la prend pour projet. 

“Nous avons toujours critiqué que l’Eucalyptus tue d’autres plantes. Mais, ce n’est pas le cas lorsqu’il cohabite avec le Quinquina. Il est utile. Essayons et nous allons apprécier cette association culturale”, a-t-il fait savoir. 

Plusieurs autres sujets sur les interactions écologiques dans les associations biotiques assistées ont été exposés. Entre autres, les relations entre animaux et végétaux dans les associations culturales et la façon dont les animaux et les végétaux interagissent. Des sujets issus des travaux scientifiques à découvrir dans plusieurs bibliothèques de Butembo, rassurent les organisateurs de la conférence-débat.

Patrick Kalungwana & Isaac Kawitevali (Stagiaire académique)

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