Beni : des paysans conscientisés sur les bonnes pratiques agricoles pour favoriser la production d’arachides 

Le groupement de Basongora, en territoire de Beni, dispose d’un sol fertile qui favorise la production d’arachides en qualité et en quantité, à condition que les agriculteurs respectent les bonnes pratiques agricoles avant la semence. C’est ce qu’a affirmé l’ingénieur agronome Éric Kesi, lors d’un entretien accordé à RADIOMOTO.NET, ce weekend. 

Ce technicien en agriculture encourage la population à adopter l’habitude de semer tôt, surtout durant la grande saison agricole, afin de tirer pleinement profit du potentiel du sol.

Il faut semer tôt. Après deux ou trois bonnes premières plis, il faut semer déjà. On fait la troueson avec la houe, ou en cassant bien toutes les mottes. Et en secouant bien la terre au niveau du poquet pour la rendre très légère. Le choix de la semence joue un rôle capital lors de la culture de l’arachide. La semence doit être bien conservée. 10 à 15 jours avant les semis, choisissez les grosses graines, saines, sans taches ni fissures. Comment entretenir la culture d’arachide ? Il est très important de faire le premier cerclage 15 jours après les semis. Et le deuxième cerclage de 30 à 40 jours après le semis, au moment de la floraison”, a-t-il conscientisé. 

Face au changement climatique qui continue de bouleverser les saisons culturales, la même source propose une stratégie d’adaptation. Elle recommande aux agriculteurs de lancer les semis juste après la deuxième pluie, afin de garantir une meilleure germination et de réduire les risques liés à l’irrégularité des précipitations.

Les agriculteurs, ce qu’ils doivent faire, c’est qu’ils profitent des deux premières pluies de la saison, qu’ils commencent déjà à mettre les graines sous le sol. Sinon, parce que nous courons, nous faisons la course à la pluie, et la pluie semble échapper toujours à notre contrôle. Là, c’est la première chose à faire. La deuxième chose, comme il y a perturbation climatique, nous devons nous adapter à la situation. C’est mieux que nous puissions creuser des puits pour alimenter notre drainage des champs. Mais dans le cas contraire, si nous n’arrivons pas à nous adapter, ou à creuser des puits, ou irriguer pour certains champs qui sont près des rivières, nous aurons à perdre chaque jour, ou plusieurs fois, nous aurons à perdre les cultures. Et surtout, n’oubliez pas que les cultures champêtres sont des cultures qui prennent de l’argent. Et quand nous perdons deux ou trois saisons à récolter, on devient encore de plus en plus appauvri”, a-t-il conseillé. 

Ce message s’inscrit dans la logique de renforcement de la sécurité alimentaire à Kasindi et dans l’ensemble du territoire.

Héritier Ndunda

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