Nord-Kivu : la DYFEGOU facilite une conférence de paix à Butembo
Les autorités civiles, militaires, coutumières, les Wazalendo, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la société civile, les chercheurs et les communautés locales de Butembo-Beni ont été en conférence de paix, ce vendredi 24 octobre 2025. Ils se sont rassemblés dans la salle Flambeau de la Cathédrale autour du thème : « Lutter ensemble contre les violences : vers une paix avec le Peuple ». Les participants ont décrypté les problèmes observés chez chaque acteur de la paix communautaire avant d’y apporter des solutions. L’activité a été facilitée par la Dynamique des femmes pour la bonne gouvernance (DYFEGOU).
À son ouverture, le maire de Butembo a déclaré que les assises de ce jour visent à obtenir un engagement collectif afin que chacun soit moteur de Paix pour l’autre. Un encagement que le Commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger a recommandé à tous les citoyens de la RDC.

“Engageons-nous à identifier et à rejeter toute forme de violence, qu’elle soit armée, civile ou sociale. Soutenons les victimes et leurs familles, redonnons-leur dignité, espoir et accompagnement. Coopérons avec les autorités, la société civile, les médias, les jeunes, pour bâtir des espaces de confiance et de réconciliation. Prenons conscience que chaque citoyen est un acteur de paix”, a-t-il déclaré.
En contextualisant l’activité, la DYFEGOU a expliqué qu’il s’agit d’un partage sur l’existence d’une méfiance réciproque entre FARDC, Wazalendo et population. Une crise de confiance qui préside aux accusations mutuelles entre les parties, aux tracasseries, au manque de professionnalisme et à multiples violations des droits humains dont il faut une réparation par les efforts de chacune des parties, a indiqué Rose Kahambu Tuombeane, coordinatrice.
“Il y a un enregistrement de plusieurs cas de violation des droits humains. Et nous avons aussi constaté que la confiance entre les Wazalendo et les populations civiles était en train de diminuer quelque part. Il y a des accusations croisées, partagées, et nous avons pensé que c’était vraiment un danger pour la construction d’une paix partagée dans notre région. Alors qu’avant, ce n’était pas le cas”, a-t-elle démontré.
À la suite de ces interventions, les participants se sont constitués en groupe pour relever les cas de violation des droits de l’homme, avant d’y apporter des pistes de solution. Notamment, les Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) ont promis de mobiliser leurs pairs pour mettre fin aux tracasseries, tortures, et usurpation de pouvoir dont ils sont accusés.
Le côté FARDC s’est engagé à fournir des efforts pour rétablir la paix. Ces résolutions parmi plusieurs ont été communiquées au public par l’Abbé Telesphore Muhindo Malonga, un des participants. 22 représentants des volontaires pour la défense de la Patrie ont pris part à cette conférence. Les forces vives de Butembo-Beni et des scientifiques étaient également de la partie.
Patrick Kalungwana