Ituri : un agriculteur meurt dans un cachot des “Wazalendo” à Mambasa 

Le point A en rouge, le territoire de Mambasa, dans la Province-Orientale (RDC)

Un agriculteur a trouvé la mort dans un cachot appartenant à un groupe de jeunes se réclamant des Wazalendo, dénommé RPC, actif dans le groupement Bakaeku, en chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Le secrétaire de la Convention pour le respect des droits humains (CRDH) de la chefferie des Babila-Babombi, l’a confirmé à RADIOMOTO.NET ce mardi 06 janvier 2026. 

À en croire Grâce Kakine, ces jeunes armés ont déjà installé leur camp dans la localité de Mambopi, précisément au village Bandimukumu. Ils y infligent des traitements inhumains et dégradants aux agriculteurs de la zone. 

Outre la victime décédée, une autre personne serait actuellement détenue dans le même cachot dans un état de santé jugé très critique, indique la même source. Face à cette situation, Grâce Kakine dénonce de graves violations des droits humains et appelle les autorités compétentes à procéder à la délocalisation immédiate de ces groupes armés dans cette partie de la chefferie des Babila-Babombi, où ils imposent leurs propres lois aux paisibles cultivateurs.

“Il y a un cultivateur qui est décédé suite à de graves tortures infligées par des éléments du groupe RPC, qui se font appeler Wazalendu, dans la région de Mambobi, en chefferie de Babila-Babombi. Il y a également un autre cultivateur, qui est entre la vie et la mort suite à de tortures similaires. Nous appelons le gouvernement central et les autorités compétentes à s’impliquer pour traquer ces Wazalendu, appelés RPC, qui ne cessent de tracasser la population. Des amendes exagérées sont aussi imposées dans cette région. Nous, en tant qu’activistes des droits de l’homme, sommes vraiment très fâchés de voir nos compatriotes torturés presque à mort. Nous demandons au gouvernement, et surtout aux autorités locales, d’agir afin que la population puisse enfin respirer dans cette région, en chefferie de Babila-Babombi. Nous sommes vraiment en colère”, a-t-il déploré. 

Grâce Kakine regrette que depuis plusieurs années, le groupement Bakaeku est sous le contrôle de groupes de jeunes se réclamant des Wazalendo. Aucune présence de la Police nationale congolaise (PNC) ni des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) n’est signalée dans cette région, laissant la population civile exposée à de multiples abus.

Jonas Aristote Sabuni

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