Butembo : REDHO croit en la justice en faveur de toutes les victimes de la guerre dans l’Est 

Maître Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du REDHO. @Kakule Kilumbiro/Novembre 2023

La justice sera rendue un jour en faveur des victimes des massacres et autres atrocités commis à l’endroit des paisibles populations dans l’Est de la République démocratique du Congo. C’est la conviction du coordonnateur du Réseau des défenseurs des droits de l’homme (REDHO). 

Au cours d’un entretien avec RADIOMOTO.NET ce mardi 27 janvier 2026, Maître Muhindo Wasivinywa partage la souffrance que traversent les populations du territoire de Lubero dans les groupements Manzia et Mwenye et celles du secteur de Bapère. 

Dans tous les cas, ce défenseur des droits humains exhorte les victimes directes des massacres d’aller déclarer les décès de leurs proches au bureau de l’état civil. Pour lui, cet acte est une preuve irréfutable pour prouver que la personne est réellement morte.

Il est recommandé ou bien il est dit par la loi que toute personne décédée doit être déclarée au bureau de l’état-civil. Qu’elles décèdent par maladie, par accident, par massacre, vraiment n’hésitez pas à aller déclarer ces décès-là. Nous appelons tout le monde, surtout les membres des familles des victimes des massacres, nous les exhortons à aller déclarer les décès de leurs proches au bureau de l’état-civil le plus proche. Qu’on sache, qui y a tel qui est décédé et bien garder l’acte-là. Nous sommes conscients, nous sommes convaincus, je l’ai toujours dit, qu’il y aura une justice pour toutes ces victimes. Ça peut ne pas être aujourd’hui, peut-être après une année, dix ans, cinq ans, même vingt ans ; il y aura une justice pour toutes ces victimes”, a-t-il mobilisé.

Le coordonnateur du REDHO est allé plus loin. Il mobilise toutes les organisations étatiques, paraétatiques et civiles pour rassembler des preuves des atrocités. Maître Muhindo Wasivinywa parle des maisons et autres biens incendiés. Pour lui, le listage des biens ne suffit pas mais il faut aussi prendre des photos pour illustrer les dégâts commis.

“Tous ces événements qui se passent chez nous, des massacres, des incendies de maisons, des véhicules, à les documenter, il est aussi important de prendre des images. Les images, pas pour les publier dans les réseaux sociaux, les images pour conserver les données, pour montrer la réalité de la situation qui s’était passée. Vous savez, avec la photo, on voit un bâtiment qui était bien construit, mais après l’incendie, vous constatez qu’il n’y a plus de toitures, des toles n’y sont plus. Ça peut facilement expliquer l’événement”, a-t-il encouragé. 

Il convient de noter que les villages de Mausa, Pokia, Mavwe-Mavwe, Mako, Musenge ont été la cible des présumés ADF qui ont tué et pris en otages des civils, pillé des biens et incendié des maisons d’habitation et des boutiques.

Kakule Kilumbiro   

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