Butembo : REDHO s’inquiète des troubles causés par certains membres des Wazalendo

Maître Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du REDHO. @Kakule Kilumbiro/Novembre 2023

Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) dénonce les troubles et  tracasseries de certains éléments Wazalendu, en ville de Butembo et environs. Dans une déclaration rendue publique le mardi 24 février 2026, le REDHO constate la délinquance de certains Wazalendu qui se livrent à plusieurs abus et violations des droits humains. 

C’est notamment les affrontements entre eux, les cas de meurtres, les menaces de mort, des arrestations et détentions arbitraires, la création de barrières et taxes illégales, des cas de violences sexuelles et plusieurs autres bavures. Maître Muhindo Wasinywa, coordonnateur du REDHO, revient sur ces troubles et tracasseries.

Au niveau de notre organisation, on a rendu public un communiqué de presse dans le souci d’alerter les autorités, mais aussi les responsables du groupe Wazalendu, ainsi que la population, par rapport aux abus et violations de droits humains de certains éléments Wazalendu. Et cela, après une observation que nous avons relevée pendant une période de moins de six mois, où on a constaté plusieurs abus commis par certains éléments. Le constat est vraiment amer, et nous le regrettons, puisqu’on a constaté que d’abord les Wazalendu entre eux s’affrontent, et ce sont les civils qui sont toujours victimes, mais aussi nous avions relevé certains cas d’arrestations et de détentions arbitraires. On a trouvé des cas de menaces de mort, mais aussi des cas d’abus ou de violences sexuelles, où certains éléments seraient suspectés comme auteurs, même si certains ne sont pas encore appréhendés ou jugés. Il y a beaucoup, beaucoup de violations de droits humains que nous avions eu à documenter”, a-t-il déploré. 

Maître Muhindo Wasivinywa recommande aux autorités compétentes, aux responsables des différents groupes des Wazalendo et à la population de suivre de près cette question.

Nous aurions voulu que l’État congolais organise des séances de formation sur les droits humains, mais aussi sur le droit international humanitaire, qu’on appelle le droit de la guerre. S’ils pouvaient avoir des notions des droits humains, des notions de droit international humanitaire, peut-être leur comportement pourrait changer. Nous aurions aussi voulu que les civils cessent de les saisir quand ils ont des litiges qui nécessitent une instance judiciaire, puisqu’ils ne sont pas des autorités judiciaires. Aux responsables des Wazalendu, nous aurions voulu qu’ils cessent aussi de s’ingérer dans les conflits particuliers, mais aussi qu’ils respectent les droits humains dans leurs agissements”, a-t-il suggéré. 

Les derniers affrontements entre les factions des Wazalendo remontent au mercredi 18 février 2026, au quartier Vighole dans la ville de Butembo et en localité Isango, territoire de Lubero. Nos sources racontaient que les Wazalendo venus de Ngeleza avaient attaqué la position d’un autre groupe implanté à Ihango aux alentours du quartier Vighole. 

Le lendemain, les affrontements ont repris avant que la tension baisse à 12 heures. La situation venait de pousser plusieurs habitants à se mettre à l’abri. Tous ceux qui quittaient les marchés de la ville et qui voulaient rejoindre leurs milieux d’origine, Ngeleza, Vughumirya, Kitava, Luotu et ailleurs, n’ont eu d’autre choix que de passer la nuit en ville, à leurs risques et périls.

Ngunza Mapasa

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