Butembo : l’opposition salue la réussite de la « ville morte » contre la révision constitutionnelle
Ce mercredi 3 juin 2026 a marqué la journée ville-morte décrétée par l’opposition congolaise. En ville commerciale de Butembo, les organisateurs parlent d’une réussite et encouragent la posture de la population face au respect de la journée.
Boutiques, magasins, écoles, transports en commun et autres activités de routine étaient en chômage en longueur de la journée de ce mercredi à Butembo. La coalition C64, qui a décrété une ville-morte, se félicite de la réussite.
Au nom de l’opposition à Butembo, Muhindo Safari Joseph Akayesu Baba déclare que le président de la République démocratique du Congo doit sentir que, par cette action populaire, le peuple congolais a plus besoin de la paix et de la sécurité que de la révision ou d’un prétendu changement constitutionnel.
“Nous avons dit, écoutez, nous devons tous nous mettre ensemble pour dire non à ce plan macabre contre la République démocratique du Congo. Le temps de dire merci beaucoup à la population bubolaise et à tous ses environs, parce que non seulement l’appel a été observé au centre-ville, mais dans tous les recoins. Toutes les portes des boutiques et magasins sont restées fermées toute la journée. Le temps d’appeler ici le régime de Tshisekedi à abandonner ce plan macabre contre la République. La priorité des priorités aujourd’hui reste la paix. Nous voulons vivre en paix. Les gens continuent à être tués. De l’autre côté, Corneille Nangaa qui bénéficie du soutien de Paul Kagame. Et tout ça, Tshisekedi ne le voit pas. Il trouve que pour lui, c’est se maintenir au pouvoir en changeant la constitution. C’est dans ce sens-là que nous avons dit non. Et voilà, aujourd’hui, c’est un signal fort. Nous pensons que Tshisekedi a compris. Et il doit changer avant qu’il ne soit trop tard. Parce que le peuple reste souverain. On ne peut pas ouvrir la bataille contre le peuple”, a-t-il déclaré.
Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, s’est réveillée timide ce mercredi 3 juin, suite à l’appel de l’opposition à observer une journée « ville morte ». L’objectif a été de rejeter le projet de changement de Constitution par le pouvoir afin de permettre à Félix Tshisekedi de rester encore longtemps à la tête du pays.
À Butembo, les groupes sociaux de Beni-Butembo ont choisi cette même journée pour dénoncer les tueries des populations à l’Est. C’est ainsi qu’il est difficile de savoir quel mot d’ordre était respecté entre les deux cas.
Georges Lomba, stagiaire académique