Bunagana sous occupation du M23 : « C’est l’armée congolaise qui doit mener des attaques offensives sur ce site », réagit la MONUSCO

Les terroristes du groupe rebelle M23 occupe la cité de Bunagana en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu) depuis plus d’un mois. C’est sans intervention offensive de la force de la Mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Pour la mission onusienne, c’est l’armée congolaise qui doit mener des attaques sur ce site.

Mercredi, lors de la conférence de presse de l’ONU sur Radio Okapi, le porte-parole de la MONUSCO a juste réitéré la volonté des Nations-Unies à réaliser sa mission dans le respect de la souveraineté congolaise, dont les forces doivent être à la première ligne de défense avant toute autre force secondaire.

Au cours de cette conférence, des désolations sur la-non intervention de la MONUSCO pour neutraliser le M23 et des inquiétudes sur la position de la MONUSCO ne confirmant pas encore l’identité des éléments Rwandais au sein du M23, ont été soumises à la mission onusienne.

Dans sa réplique, le porte-parole de la MONUSCO a d’abord vanté que c’est la réponse robuste de la FIB/MONUSCO qui a permis d’empêcher une avancée du M23 sur Goma. Ensuite, en ce qui concerne Bunagana, « c’est votre armée qui, en première ligne, doit mener des attaques offensives sur ce site », explique Mathias Gillmann, avant de rassurer que les FARDC et FIB sont, toutes, mobilisées face à l’ennemi.

Quant aux possibles incursions des troupes étrangères en RDC, elles font objet des enquêtes du mécanisme conjoint de vérification élargie très compétent au sein de la CIRGL, argumente le parolier de la MONUSCO.

Et de préciser que la MONUSCO n’est pas habile à enquêter sur des allégations sur une présence étrangère en RDC. Mathias Gillmann fait savoir que le M23 se comporte, plutôt, comme une armée conventionnelle, dotée d’un équipement sophistiqué.

« Ça interroge sur la nécessité que ce groupe ne bénéficie d’aucun soutien pour pouvoir continuer à exister et à mener des attaques contre nous. En plus, la MONUSCO n’a pas de moyens suffisants pour le combattre. Attaquer le M23 serait créé des vides sécuritaires sur d’autres entités en proie à d’autres forces négatives », dédouane le porte-parole de la MONUSCO.

Face à la presse, Mathias Gillmann a rappelé que les échecs et les réussites de la MONUSCO sont ceux et celles de la RDC, puisque, dit-il, « on ne travaille pas seul, mais avec votre gouvernement, avec les faiblesses qui persistent de votre Etat. Et on va continuer à le faire de manière déterminée pour effectivement pouvoir clore ce chapitre de l’histoire de la RDC. »

Patrick Kalungwana

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