Lubero : un appel à la non-stigmatisation des malades mentaux

Les malades mentaux ont droit à la tendresse de la part de leurs membres de familles et ne peuvent en aucun cas être victimes d’une stigmatisation. Ce conseil a été donné, le mardi 10 octobre 2023, par une psychoclinicienne. C’était à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la santé mentale.

La psychologue Masika Kabuyaya Léocadie est notamment revenue aussi sur les facteurs prédisposant à cette maladie. Elle travaille à la polyclinique Sainte Croix de Mulo en territoire de Lubero.

Pour elle, la maladie mentale est comme toutes les autres. Ses victimes ne doivent pas se sentir stigmatiser dans la communauté. Mais ils doivent plus vite être conduites vers les structures pouvant assurer leur prise en charge, conseille-t-elle.

« Lorsqu’une personne de la famille est atteinte de la maladie mentale, elle ne doit pas être stigmatisée ou écartée. Donc, s’il y a quelqu’un qui tombe dans la maladie mentale, il faudra qu’il soit orienté vers la structure de santé pour bénéficier de la bonne prise en charge », a-t-elle insisté.

Revenant sur les facteurs prédisposant dans la région, à part la prise de la drogue, la psychologue cite notamment l’environnement familial et les conflits armés.

« Il y a des prédispositions héréditaires. C’est-à-dire si dans la famille, il y a des personnes qui sont dans la maladie mentale, ces gens ont la prédisposition de donner cette maladie. Il y a aussi le facteur environnemental. On peut tomber dans la maladie mentale, puisqu’on vit dans un environnement malsain. Mais aussi des séquelles des différentes situations que nous avons traversées, entre autres Ebola, Corona, la guerre… », a-t-elle affirmé.

La même source plaide ainsi pour une meilleure préparation des futurs parents afin de diminuer les conflits conjugaux. Ceux-ci sont actuellement parmi les facteurs prédisposant et pour les conjoints et pour les enfants, insiste-t-elle.

Il est à noter que cette année, la journée mondiale de la santé mentale avait pour thème : « La santé mentale est un droit humain universel ».

Stanley Muhindo et Victoire Kalemba (RCK/Lubero)

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