Nord-Kivu : la société civile exige à l’EAC d’envisager son plan de retrait de l’Est du pays

La société civile, forces vives coordination provinciale du Nord-Kivu, demande au président en exercice des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC) d’envisager le plan de retrait rapide de tous les militaires de la Force régionale de l’EAC de l’Est de la RDC. Cette recommandation est contenue dans un communiqué de presse publié le 14 octobre 2023.

Dans cette correspondance, la société civile affirme que les interférences actuelles des acteurs régionaux et internationaux sentent un soutien aux rebelles du M23 et ont tendance à perpétuer la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC. Cela depuis la résurgence des combats entre les groupes d’autodéfense « Wazalendo » et les terroristes du M23/RDF en début du mois d’octobre courant, précise le communiqué.

Il cite la communication d’Uhuru Kenyata, facilitateur des pourparlers de Nairobi.  Mardi dernier, il avait appelé à la cessation immédiate des combats entre « Wazalendo » et les rebelles du M23 et a mentionné que la solution reste politique et non militaire.

Outre cette communication, il ya celle de l’ambassade des USA à Kinshasa. Dans son communiqué du 12 octobre, il avait aussi appelé à la cessation des hostilités et à privilégier la solution politique. Pourtant, pense la structure citoyenne, la reprise des hostilités par les deux groupes est la conséquence de l’échec cuisant des processus de Luanda et de Nairobi.

Pendant ce temps, les rebelles du M23 brillent par le non-respect de toutes décisions de chefs d’Etats de l’EAC et même de l’Union africaine (UA). Et sur terrain, aucune mesure contraignante n’est envisagée à leur égard mais ils cohabitent et cogèrent des entités avec les militaires de l’EAC d’origine Ougandaise et Kenyane, déplore la société civile du Nord-Kivu.

« Ces mêmes contingents hébergent les rebelles, leur dotent de tenues pour se camoufler et vont jusqu’à leur assurer le transport », poursuit la même structure.

Cette dernière demande au chef de l’Etat de remplir son devoir, celui de protéger l’intégrité territoriale. Et aux responsables de l’EAC à retirer sa force de la RDC.

La société civile a aussi condamné l’attaque dirigée contre certains chefs locaux en groupement Kisigari dans la nuit du 09 au 10 Octobre, attaque dans laquelle 7 personnes avaient été tuées. Ce groupement est sous contrôle du M23.

Stanley Muhindo

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