Butembo : Chuma Descartes, 57 ans, vendeur de ‘‘boulettes’’ depuis 25 ans

Chuma Descartes est un entrepreneur bubolais, âgé de 57 ans, avec une expérience de 25 ans dans la cuisson et la vente de boulettes. @ Rosette Kamukehere

« On peut  bien nourrir une grande famille grâce aux revenus du commerce ambulant des boulettes faites à la viande ». C’est ce que prouve Chuma Descartes, vendeur de cette denrée. Il a accordé une interview relative à sa profession à RADIOMOTO.NET, ce mardi 24 octobre 2023.

Agé de 57 ans, cet homme a commencé à servir les boulettes aux demandeurs il y a 25 ans. Pour lui, l’objectif était de ne pas rester oisif mais d’entreprendre pour la survie.

« Ici chez nous, les gens ont beaucoup honte de faire les petits métiers. Ils pensent que le travail se trouve uniquement dans des boutiques, des bureaux, ou des organisations. Il n’y a pas d’emploi au Congo. C’est mieux de commencer par un petit travail pour évoluer un peu après, au lieu de rester sans rien faire en entendant un travail qu’on n’obtiendra jamais », a-t-il entamé.  

Communément appelé papa « Onjesha », ce vendeur de boulettes a profité de l’interview pour expliquer comment il prépare ses menus.

« Pour préparer les boulettes, on achète d’abord la viande, et puis on la découpe en petits morceaux. Ensuite  on la met dans la machine et puis on moud. Après quoi, on met des ingrédients comme, les oignons, l’ail. Ensuite, on enfarine cette viande, avant de la cuire pour en fin obtenir des boulettes faites à la viande », a-t-il dévoilé.

A partir du commerce ambulant des boulettes faites à la viande, Chuma Descartes se réjouit d’avoir réalisé certains projets notamment la construction de sa maison en dur et la scolarisation de ses enfants.

De cette expérience, il appelle d’autres personnes à ne pas avoir honte d’exercer un petit métier. Il se dit même prêt à apprendre la cuisson et le commerce ambulant.

« Je veux vraiment que les personnes désœuvrées  m’empointent le pas. C’est un bon travail parce que moi je ne manque de rien. Tu vois j’ai déjà construit une belle maison, et je trouve aussi tant d’autres choses grâce à mon métier. S’il y a quelqu’un qui veut apprendre le métier qu’il vienne. Je vais lui montrer comment on fait les boulettes faites à la viande et comment on les vend », a-t-il conclu.

La même source déplore tout de même qu’il existe des gens qui se moquent de lui, estimant que sa personnalité ne lui fait pas mériter son travail. Mais il rétorque qu’il n’y a pas de sot métier, mais des sautes gens. Chuma Descartes habite au quartier Congo ya Sika, en cellule Katovovo.

Rosette Kamukehere

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