À Goma, la crise monétaire frappe les couturier(e)s à la veille du Nouvel An suite à l’activisme du M23

Un faible engouement dans les ateliers de coupe et couture en ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, est remarquable à la vielle de la fête de nouvel an 2024. Les couturières accusent la précarité de la situation économiqueperturbée par la guerre du M23 et l’instabilité du taux du dollar. Elles plaident pour le rétablissement de la paix.

Récit

Nous sommes dans un atelier au quartier Katoyi. Pas d’engouement de jeunes filles ou mamans qui sollicitent la coupe et couture pour préparer la fête de Nouvel An 2024. Entre autres raisons, l’insécurité et l’inflation monétaire.

« C’est à cause de la crise. Les autres, pour trouver de l’argent, il faut voyager. Il n’y a pas de transport. Et certaines frontières sont fermées. La crise est trop remarquable. Mais aussi la flambée du taux. Peut-être qu’ils n’ont pas trouvé de l’argent pour acheter, car le prix du pagne est trop élevé à cause du taux, et les travailleurs ne sont pas aussi payés. Les affaires ne marchent pas aussi bien. Il n’y a pas de routes où faire passer des produits agricoles puisqu’à Goma, on consomme les produits du grand Nord », a-t-elle fait remarquer.

Cette autre femme plaide pour l’offensive des Forces armées de la République démocratique du Congo pour foutre l’ennemi de la paix hors d’état de nuire.

« Nous recommandons à notre gouvernement à chasser ces ennemis. Quand ils vont quitter, nous allons voir comment respirer », a-t-elle exhorté.

C’est depuis le rebondissement du M23 en octobre 2022 que la situation économique est en régression dans le Nord-Kivu.

Moses Mumbere

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.