Beni : ce qu’on sait de récentes tensions sécuritaires à Mangina

Le bourgmestre intérimaire de Mangina en territoire de Beni (Nord-Kivu) explique enfin ce qui s’est réellement passé dans la région ces deux derniers jours. Devant la presse locale  la soirée du vendredi 05 janvier 2024, il a fixé l’opinion sur la situation qui prévaut dans son entité.

Katembo Salamu Emmanuel affirme que tout a commencé jeudi dernier après que les présumés rebelles d’Allied democratic forces (ADF-MTM) ont tué de civils agriculteurs et habitants de Mangina au niveau de Tohya-Makusa.

Ces bourgades sont situées à une dizaine de kilomètres au nord de Mangina dans le groupement Mambembe en chefferie des Babila-Babombi dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.

Le premier citoyen de Mangina indique que c’est suite à cela que les jeunes qu’il assimile aux résistants Wazalendo se sont soulevés contre les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sur place, exigeant d’eux la sécurité jusqu’à s’échanger des tirs qui ont provoqué une panique dans la contrée.

La situation a dégénéré jusqu’au vendredi 05 janvier 2024 et a conduit à une paralysie totale des activités socioéconomiques sur la grande partie de la commune.

« C’est dire que jeudi, les ADF avaient attaqué le village de Makusa, à 15 kilomètres de Mangina. Ils y ont tué 3 personnes. Comme toutes les victimes étaient de Mangina, ça créé des remords. Un groupe de jeunes se nommant Wazalendo s’est soulevé. C’est de là que la commune a plongé dans cette situation », a expliqué Katembo Salamu Emmanuel, bourgmestre intérimaire de Mangina

L’autorité communale dresse un bilan d’une personne tuée et d’autres blessées du côté civil dans ces deux jours d’altercations. C’est ainsi qu’il appelle les jeunes à la vigilance et les parents à renforcer l’éducation des enfants pour ne pas plonger la commune de Mangina dans le chaos.

« Il faut que nos parents nous aide à encadrer les enfants, surtout les jeunes garçons. Qu’ils les disent d’abandonner ces groupes armés ; car les Wazalendo doivent soutenir les FARDC et non les combattre », a-t-il conscientisé.

Il appelle la population à dénoncer les malfrats car, affirme-t-il, la vie de la commune de Mangina en dépend. Ce dernier souhaite que les activités socio-économiques reprennent normalement.

Aristote Sabuni

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