Butembo : des apprenants et enseignants de l’institut Kambali débattent de questions liées à l’éducation

« Il y a une évolution positive de la création des écoles en RDC. Mais le résultat de l’éducation que dispensent ces écoles n’est pas palpable dans la société congolaise, du moins, à Butembo ». C’est la conclusion qu’on peut retenir des échanges que, enseignants et apprenants de l’Institut Kambali, ont organisés, à la célébration de la journée internationale de l’éducation, le mercredi 24 janvier 2024.

La salle numérique de cet établissement scolaire a servi de cadre au débat autour du sujet : « L’éducation scolaire est-elle adaptée aux réalités vécues en République Démocratique du Congo ».

En répondant à cette préoccupation, Léandre Visika, enseignant d’histoire, a, dans son intervention, donné quelques facteurs qui conduisent à l’impact négatif de l’éducation scolaire en RDC.

Il a parlé de la continuité, en sourdine, d’une éducation morale adoptée des colons, qui visait la docilité des congolais pour l’exploitation de leurs richesses. Il a aussi évoqué le manque de conscience du gouvernement congolais à pouvoir adapter le programme de l’enseignement, d’une manière pratique, aux réalités de la RDC.

En dépit, il y a possibilité de solutionner à tous ces problèmes, en organisant le système scolaire et éviter d’enseigner des illusions aux apprenants, conscientise-t-il.

« Ce que la population attendait des écoles n’est pas palpable sur terrain. C’est un défi. Le président de la République a parlé des erreurs. Je ne sais pas si l’organisation scolaire est parmi les erreurs. Sinon la grande chose à réaliser pour tout un pays c’est de bien organiser le système éducationnel, parce que plusieurs auteurs disent : s’il faut incendier, s’il faut réduire l’économie d’un pays, la gestion d’un pays, il faut commencer par attaquer le système éducatif », a-t-il fait savoir.

Sa position a été acquiescée par d’autres participants. Notamment, des élèves qui ont estimé que le Gouvernement peut être pragmatique dans l’organisation du programme scolaire du primaire jusqu’à l’université.

« (I) Je pense que notre système éducatif est à refaire. Il ne nous permet pas à avoir de solutions à nos problèmes. Nous devons prendre les questions de l’éducation en main, parce qu’elle est l’arme la plus puissante pour changer ce pays (II) prendre conscience c’est d’abord faire la part de choses pour soi-même. Ça peut-être innover l’éducation, vu que le monde actuel tourne autour de l’informatique », ont-ils pensé.  

En unanimité, les participants ont plaidé pour la paix au pays, parce que selon eux, le contexte de guerre et conflits vécus actuellement ne peut jamais faciliter une éducation scolaire menant vers développement.

Patrick Kalungwana

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