Butembo : Kambasu Mukama Anaclet, 75 ans, réparateur des vélos depuis 40 ans

Kambasu Mukama Anakleti (Anaclet) est âgé de 70 ans, avec une expérience pratique de 40 ans dans la réparation des vélos en ville commerciale de Butembo. @ Rosette Kamukehere/25 janvier 2024.

Le travail de réparation des vélos ne procure plus de revenus, comme c’était le cas dans le passé. La désolation a été exprimée par Kambasu Mukama Anakleti (Anaclet en français, Ndlr), l’une de personnes exerçant ce métier. Ce réparateur âgé de 75 ans avec une expérience pratique de 40 ans, s’est confié exclusivement à RADIOMOTO.NET, ce jeudi 25 janvier 2024.

Ce père de 8 enfants souligne qu’il n’avait pas étudié la mécanique pour réparer des vélos, mais avait appris de lui-même. A lui de poursuivre que c’est grâce à ce travail qu’il subvient à tous les besoins de sa famille.

Aujourd’hui, avec l’arrivée massive des motos, les vélos ne sont presque plus utilisés. Cette situation entraine la carence de clients dans son métier, se désole-t-il.

« Actuellement, je trouve difficilement des clients. Je passe la journée en train de somnoler ici, en attente des clients. C’est souvent les transporteurs des bois qui viennent réparer leurs vélos. Je trouve difficilement deux vélos à réparer par jour. Mais avant, je gagnais 10 dollars par jour. Il n’y a plus rien dans ce métier.  Nous maquons vraiment que faire », a-t-il affirmé.

Kambasu Mukama Anakleti poursuit que parmi les quelques clients qui viennent, il y a ceux qui abandonnement directement leur vélo pendant beaucoup de temps, sans venir le retirer. Cela enfonce davantage son métier.

Il appelle le gouvernement congolais à intégrer les personnes du troisième âge dans leur programme, car dit-il,  les métiers qu’avaient appris les personnes âgés dans le passé ne sont plus rentables, et deviennent progressivement révolus.

« Que le gouvernement nous aide, nous, les personnes du 3ième âge, en nous donnant les métiers rentables qui sont à notre niveau, parce que nous avons déjà payé beaucoup de taxes. Qu’il fasse de son mieux pour que les personnes du troisième âge arrivent aussi à gagner leur vie comme toute autre personne. Je viens ici, seulement pour éviter des problèmes au quartier », a-t-il plaidé.  

Kambasu Mukama Anakleti exerce son métier de réparation de vélos au quartier Mutiri, dans la cellule Matenge, non loin du petit marché.

Rosette Kamukehere

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