Beni : des activités socio-économiques partiellement paralysées à Oïcha

Les activités économiques et scolaires ont été partiellement paralysées en  commune d’Oicha ce jeudi 8 février 2024. C’est consécutivement à l’appel à  une journée ville morte, lancé par la société civile forces vives d’Oicha, Mangina et du secteur de Beni-Mbau qui dénonce l’activisme de l’ADF.

Au centre commercial d’Oicha, des portes de boutiques sont restées fermées tout l’avant midi ce jeudi et même la circulation a été timide. La même situation a été constatée en plein marché central où plusieurs étalages sont restés vides.

Le secteur éducatif n’a pas été du reste, en dépit de l’appel de l’autorité territoriale à boycotter cette journée ville morte. Bien qu’ils soient en pleine période d’examen du premier semestre, certains élèves n’ont pas pu aller à l’école ce jeudi.

La même situation a été vécue dans des écoles primaires de la commune. Déjà le matin, certains écoliers étaient visibles sur le chemin de retour après être remis à la maison par les autorités scolaires.

C’est dans l’après-midi que la vie a repris au centre commercial d’Oicha. Des commerçants qui ont fermé les portes de leurs boutiques ont pu les ouvrir et vaquer librement à leurs activités. Même situation pour les marchands œuvrant au marché central d’Oicha.

C’est d’ailleurs ce qu’avait recommandé l’administrateur assistant du territoire de Beni. Le colonel Marcel Kaloni avait rappelé  que la journée de ce jeudi reste ouvrable pour les habitants, contrairement à ce qu’avaient communiqué les noyaux de la société civile dimanche dernier.

Pendant cette journée, la société civile voulait les survivants des massacres attribués aux ADF. C’était aussi une occasion pour eux d’interpeller les services de sécurité à bien jouer leur rôle de protéger la population et de défendre l’intégrité territoriale.

Samy Kitha

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