BENI : 14 personnes tuées dans un accrochage entre FARDC et rebelles ADF à la base de la paralysie des activités

Une dizaine des civils ont été tués massacrés au cours d’une incursion ADF au quartier BUTANUKA en ville de Beni. Le bilan de cette attaque qui a eu lieu aux environs de 20 heures de lundi s’est alourdi. Il est passé de 11 à 18 civiles tués. Les activités socio économiques ont tourné au ralenti ce mardi. Quelques motards mécontents ont troublé l’ordre public.

C’était de la mélancolie et du désespoir sur les visages de ceux qui sont allés témoigner ce massacre. 11 civils, 2 militaires FARDC et 1 ADF ont été tués au cours de l’attaque de la position militaire de Maswata. Les civils étaient tous habitants des cellules Kalongo et Kimbya, en commune Beu. Le conseil communal de la jeunesse se dit attristé.

« Nous demandons aux autorités d’identifier ces ennemis. Une fois ils refusent, nous la jeunesse de Beu pouvons organiser les actions de grande envergure, notamment des marches pacifiques jusqu’à la démission des autorités », a lancé  Alpha Kabindo, le président.

Les corps ont été levés du lieu du drame sur fond de tension populaire. Une marche de colère qui a chuté à la mairie de Beni a paralysé les activités socioéconomiques. Les manifestants ont déposé deux corps devant le maire.

« C’est pourquoi nous venons écouter ce que le maire de ville va nous dire au sujet de ce Nième massacre. A cette occasion, nous en appelons à deux journées ville morte à Beni », s’est déchargé ce civil.

L’autorité urbaine a tenté de calmer les esprits, mais en vain. Bakwanamaha MODESTE a plutôt prêché le respect aux morts.

« Ce n’est pas que l’armée n’a rien fait », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l’ennemi a continué à se manifester dans les périphéries du quartier Rwangoma et Butanuka et les détonations d’armes ont été entendues dans la mi-journée.

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